
Etudiants et diplômés vous livrent leur vision d'AGROCAMPUS OUEST.
Cette rubrique, régulièrement complétée, vous permettra de découvrir toutes les facettes de l'école.
Originaire de Lorraine, Elise Pêtre choisit Rennes, après deux années de classes préparatoires BCPST « pour l'ambiance du campus et de la ville mais surtout pour la spécialisation halieutique qu'AGROCAMPUS OUEST est seul à proposer ».
Mais qu'est-ce donc que l'halieutique ? « C'est l'agronomie de la mer. De la production à la commercialisation. La gestion des pêches et du littoral, l'aquaculture (élevage en mer), les poissons, la valorisation des produits de la mer… La formation est très complète et comprend des enseignements sur la production, la transformation de produits et le marketing mais également un stage d'embarquement de 2 semaines pour comprendre le quotidien des pêcheurs… Je l'ai fait sur un chalutier langoustinier en Loire-Atlantique. On passait 2 jours en mer puis on rentrait au port puis on repartait. J'ai beaucoup appris sur le métier et les techniques de pêche. Humainement aussi, le monde des marins est un monde d'hommes, au début c'est un peu difficile quand on est une fille, qui plus est sujette au mal de mer, mais en fait ce sont des gens extraordinaires !
A AGROCAMPUS OUEST, on est très libre dans nos choix ; la formation est conçue pour nous permettre d'explorer de nombreuses voies et d'effectuer plusieurs stages. Nous avons aussi la possibilité de réaliser une année « interstitielle » (appelée « césure » dans d'autres écoles), si l'on souhaite faire plus de stages.
J'ai profité de ce dispositif pour passer 6 mois en Grande-Bretagne au sein d'un laboratoire de l'université de Porstmouth (Centre for the Economics and Management of Aquatic Resources : CEMARE) où j'ai travaillé sur la valorisation des espaces coralliens et côtiers puis 6 mois chez WWF, où je réalise également actuellement mon stage de fin d'études.
Les principes de développement durable de WWF me plaisent beaucoup. Je souhaite travailler au développement de circuits courts de commercialisation, d'aller vers un système de vente directe du producteur au consommateur et des approvisionnements plus locaux. Il y a beaucoup de progrès à faire pour éviter les gâchis et les pertes, surtout en mer ! J'ai envie de faire partie du changement en matière d'environnement.»
Le WWF vient de lui en offrir l'opportunité : alors qu'Elise n'est pas encore diplômée, la célèbre ONG internationale lui propose un poste de chargé de projet Pêche durable, en CDI.
D'après des propos recueillis par la Délégation à l'information et à communication du Ministère en charge de l'agriculture.
D'origine picarde, Valérian Lebon a intégré AGROCAMPUS OUEST par le concours A après deux ans de prépa BCPST au lycée Janson de Sailly (Paris). Actuellement en dernière année (M2), il a choisi la spécialisation Sciences et productions végétales (option Ingénierie des agrosystèmes). Il a été vice-président du 21e festival Agrock.
« J'ai toujours été attiré par le végétal et plus particulièrement l'agroforesterie. Si AGROCAMPUS OUEST n'était pas mon premier choix, j'ai aujourd'hui la certitude que cette école, que j'avais classée en voeu n°2 au concours A, correspond parfaitement à mes attentes.
Après la prépa, j'avais envie de me spécialiser rapidement et j'ai été un peu déçu par le côté généraliste des enseignements de la première année, composés de cours de sciences biologiques et agronomiques, de mathématiques appliquées mais également d'économie, de gestion, de communication. Avec un peu de recul, cette formation pluridisciplinaire m'apparait pourtant aujourd'hui des plus utiles.
Je l'ai expérimenté à plusieurs reprises : lors de « l'enquête départementale », une activité pédagogique originale qui permet en quinze jours d'acquérir, grâce à une méthode efficace, une bonne connaissance d'un territoire, le Vaucluse en l'occurrence pour mon groupe, et des interactions à l'oeuvre, mais aussi lors du module « conduite de projet » qui consistait, pour le groupe dont je faisais partie, à étudier un système oasien au Maroc et à poser un diagnostic d'évolution de l'oasis prenant en compte les différents acteurs impliqués.
Le S7 (1er semestre de la 2e année qui se déroule pour tout ou partie à l'étranger) a également été l'occasion d'appliquer cette approche pluridisciplinaire et d'acquérir de nouvelles compétences dans un cadre nouveau : je suis parti cinq mois au Pérou où j'ai travaillé pour une ONG, APRODE Perú, qui agit pour un développement humain et social à travers des projets liés, notamment, à la protection de l'environnement. Lors de ce stage, vécu en pleine autonomie, j'ai pu découvrir divers systèmes de cultures liés à différents climats, sols et pratiques agricoles.
Les enseignements de spécialisation, qui débutent en semestre 8, me confortent dans mon projet professionnel : j'envisage d'exercer mon métier d'ingénieur agronome au sein d'une chambre d'agriculture, d'un organisme de recherche appliqué, comme ARVALIS, ou d'une coopérative, dans une fonction mêlant conseil aux exploitants et expérimentation, où je pourrais proposer des techniques et des systèmes diversifiés, compétitifs, adaptés aux territoires et respectueux de l'environnement, qu'il s'agisse de cultures bio ou de cultures plus conventionnelles. »

« En terminale, j'ai beaucoup discuté avec mes enseignants, car je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. J'hésitais entre une première année de médecine et une prépa. J'aimais beaucoup les sciences, surtout la physique et la biologie, mais aussi l'histoire-géo et les langues. Mes profs m'ont conseillé la prépa BCPST, très adaptée à un profil généraliste comme le mien. Je suis donc restée, après le bac, dans mon lycée, Le Parc à Lyon, qui compte plusieurs classes prépartoires BCPST. Rapidement, j'ai su que je voulais intégrer une école d'agro, et non une école vétérinaire comme la plupart de mes camarades, pour travailler dans l'industrie agroalimentaire : à l'issue des oraux du concours A, j'ai choisi AGROCAMPUS OUEST.
L'emploi du temps compte une trentaine d'heures hebdomadaires de cours organisés en modules. La première année du cursus constitue le tronc commun à toute la promotion. Production animale, sciences du sol, écologie… nous voyons les bases de l'agronomie mais recevons aussi des cours d'économie, de gestion, de statistique. Au programme également une enquête socio-économique et un stage en exploitation agricole, sur le modèle du stage ouvrier des autres écoles d'ingénieurs. Une expérience que j'appréhendais un peu, tant je craignais, en bonne citadine, de me retrouver à traire les vaches... Finalement, j'ai effectué ce stage dans une exploitation de Charente-Maritime qui produit des céréales et des fruits et légumes ; l'expérience a été très intéressante.
Pour le fameux « semestre hors murs » (1er semestre de la 2e année), je suis partie en stage à Londres dans une société d'import en agroalimentaire. A mon retour à Rennes, j'ai opté naturellement pour la spécialisation SAME (Sciences de l’alimentation et management des entreprises).
En spécialisation, les travaux de groupe sont nombreux. Avec 4 camarades, nous menons une étude sur les interactions logistiques entre les industries agroalimentaires et la grande distribution : contact avec les industriels comme Lactalis ou les distributeurs comme Auchan ou Leclerc, bibliographie, rédaction du rapport... Un voyage en Belgique est même à l'étude pour aller visiter une entreprise en pointe sur le sujet. Ces projets complètent bien nos stages et nous confrontent à la vie réelle : tenir les délais, travailler en équipe, réfléchir aux aspects techniques et économiques feront partie des compétences requises en entreprise.
Quant à mon stage de fin d'études, je l'ai déjà trouvé : après avoir reçu 4 réponses positives à des candidatures, j'ai choisi la chocolaterie Valrhona à Tain l'Hermitage (Drôme) pour un stage en optimisation du système de production. C'est proche de chez moi mais surtout de mon projet professionnel ! ».
D'après des propos recueillis par Sylvie Lecherbonnier pour L'Etudiant.

« Au cours de mes 2 années de classes préparatoires en BCPST, c'est la biologie qui m'intéressait le plus. J'ai donc cherché une école d'ingénieurs dédiée au végétal. AGROCAMPUS OUEST répondait parfaitement à mes aspirations : devenir ingénieur en horticulture et m'ouvrir à la recherche et à l'international.
L'école nous prépare à être des ingénieurs polyvalents, capables de gérer l'ensemble des situations que nous serons amenés à rencontrer au cours de notre carrière.
Les cours spécifiques à l'horticulture et au paysage sont complétés par des cours de langues, de communication, de sciences économiques et sociales ... des matières indispensables à la compréhension de l'entreprise.
Le statut d'enseignant-chercheur de nos enseignants et leur lien au monde professionnel constitue également un atout majeur.
Les cours et la vie étudiante s'équilibrent parfaitement : nous sommes encouragés à développer notre sens de l'initiative et des responsabilités dans les clubs et associations de l'école. Nous sommes nombreux à nous y investir. »

Yves-Marie, élève-ingénieur en horticulture, raconte son expérience à AGROCAMPUS OUEST. Il nous livre la façon dont il vit son cursus et ses stages à l'étranger ; autant d'expériences qui le prépare à l'entrée dans le monde du travail.
Depuis toujours attiré par la biologie et le végétal, je souhaitais dès le baccalauréat m'orienter dans cette voie. Lors d'un forum organisé dans mon lycée, j'ai découvert cette école qui conciliait l'approche concrète et appliquée d'une formation d'ingénieur à la thématique agronomique qui me passionnait. Après 2 ans de classe préparatoire BCPST au lycée Clemenceau de Nantes, j'ai intégré AGROCAMPUS OUEST via les concours agro-véto.
Je sais aujourd'hui que mon choix était le bon !
Je retiens notamment les bénéfices de l'expérience "Initiation Démarche Projet (IDP)", une activité originale qui est proposée en M1 et apprend à travailler en équipe, à mener un projet en autonomie et en lien avec des commanditaires professionnels bien réels.
Je suis également très satisfait de la spécialité que j'ai choisi (HORVAL pour Horticulture Ornementale et Valorisation), car elle propose des projets centrés sur les métiers auxquels on se destine, des voyages et des rencontres avec des professionnels qui préparent vraiment à une entrée dans le monde du travail.
Au cours de ma formation, j'ai également eu la possibilité de partir 6 mois à l'étranger. Motivé par la recherche de nouveauté, j'ai choisi de partir en ERASMUS à l'Université des sciences de la vie de Prague. L'Institut des régions tropicales et subtropicales de Prague répondait à mes attentes : outre des cours de marketing, il proposait des cours sur la production de fruits tropicaux, sur des cultures spéciales (aromatiques, stimulantes, épices, médicinales, métabolites secondaires en général). Cette année m’a aussi permis d’appréhender l'utilisation d'énergies renouvelables en horticulture et le développement de projets horticoles dans les pays en voie de développement. J’ai également beaucoup appris sur les organisations internationales gouvernementales, non gouvernementales et les normes imposées par l'Union Européenne. Ce semestre a été une grande satisfaction. J'ai pu découvrir un autre système universitaire, une autre façon de fonctionner. Sur le plan personnel, j'ai multiplié mes contacts à travers l'Europe, tout en découvrant un pays et sa culture.
Ce semestre d'études et des stages en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont confirmé mon envie d'entreprendre un début de carrière à l'étranger. J'ai beaucoup appris sur moi, sur la nécessité d'être force de proposition en situation professionnelle. Ces mises en situation donnent un aperçu concret de la réalité du monde du travail : rôle des différents acteurs, gestion des problèmes au quotidien… Même s'il est parfois difficile de prendre vraiment sa place dans une structure en tant que stagiaire, j'ai apprécié cette mise en situation où la prise d'initiatives est valorisée.

En dernière année (M2) d'école, Guilhem a bien trouvé sa voie puisque tout le passionne à AGROCAMPUS OUEST, aussi bien les cours que la vie étudiante !
« A la sortie de mon Bac S je ne savais pas ce que je voulais faire, je ne connaissais pas l'école. J'aimais bien la biologie, je me suis donc orienté vers une prépa BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) à Paris pour mûrir mon projet professionnel. C'est pendant cette année que j'ai découvert la formation en horticulture proposée par AGROCAMPUS OUEST qu'on peut intégrer directement après le bac. J'ai tout de suite su que je voulais travailler dans le végétal. Les admissions post bac se faisaient sur dossier et sur concours écrit et oral. J'ai donc été pris en première année à AGROCAMPUS OUEST Centre d'Angers. Pour autant, je ne regrette pas ma prépa : en sortant de Terminale, je n'avais sans doute pas la maturité nécessaire pour faire mon choix.
Contrairement aux autres écoles d’agronomie, les élèves choisissent majoritairement AGROCAMPUS OUEST Centre d'Angers par passion pour le végétal et non pas par rapport à leur classement. Ce que j’aime aussi c'est la pluridisciplinarité. On est très polyvalent car la formation comprend des cours poussés en sciences du végétal qui sont complétés par des cours de management, communication, marketing, … En plus, l'école a une réelle ouverture à l'international : on nous impose des stages à l'étranger. En première année, je suis donc parti en Angleterre chez un pépiniériste qui fournit les paysagistes de Londres, c'est en partie ce stage qui m'a donné une idée de projet professionnel : je veux travailler en pépinière ornementale ! Idéalement ce serait en recherche et développement sur la création et la sélection variétale ou l'amélioration des techniques de production. Les problématiques d'environnement et de développement durable m'intéressent, c'est pourquoi je veux chercher la solution pour optimiser l'apport en eau et en produits phytosanitaires des arbres et arbustes de pépinière.
Pour moi, gérer une association fait vraiment partie de la formation. J'étais président du BDE en première année, cela m'a permis de découvrir toute la richesse de la vie étudiante et m'a donné envie de m'investir vraiment dans la vie même de l'école. Cela fait donc trois ans que je suis membre du conseil d'administration, en tant qu'élu étudiant, pour défendre les opinions des étudiants sur l'enseignement et la formation. Je me suis particulièrement occupé de l'organisation des assemblées étudiantes pour leur donner la chance de s'exprimer. J'ai continué sur ma lancée et j'ai été élu au CNESERAAV (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Agricole Agroalimentaire et Vétérinaire), ce qui me permet de rencontrer des élus d'autres écoles et d'avoir une vision plus globale de la recherche et de l'enseignement.
Je suis aussi responsable du pôle agro du BNEI (Bureau National des Elèves Ingénieurs) : je m'occupe de la relation avec les élus des différentes écoles agro et véto pour échanger sur les expériences associatives et former les élus.
Enfin je suis président de l'association Culture Horti depuis deux ans, pour promouvoir l'horticulture au sein de l'école et auprès des entreprises afin de renforcer les liens entre les étudiants et les professionnels. Le but est aussi d’encourager les étudiants à choisir la filière horticulture en fin de 3e année post bac. »
D'après des propos recueillis par la Délégation à l'information et à communication du Ministère en charge de l'agriculture.

Passionnée par le paysage, Marion a choisi d'intégrer AGROCAMPUS OUEST après 2 ans de prépa BCPST et une année de physiologie végétale à l'université de Montpellier. Elle souhaitait faire une école d'ingénieurs, afin d'acquérir un solide bagage scientifique et technique tout en étant formée de façon très opérationnelle aux problématiques paysagères. Le choix d'AGROCAMPUS OUEST, qui est l'une des rares écoles françaises à former des ingénieurs paysagistes, fut donc assez naturel.
Désireuse d'approfondir ses compétences et de s'ouvrir à d'autres approches du paysage, Marion a choisi d'effectuer une année d'études en Allemagne grâce au programme Erasmus. C'est à l'école de Weihenstephan à Freising qu'elle prépare son double diplôme. Elle y prend des cours de dessin à main levée et par ordinateur et étudie la conception d'espaces extérieurs. Au-delà de l'amélioration de son niveau de langue, cette année lui a permis d'appréhender un projet de paysage d'une façon différente, tant sur le plan technique que conceptuel tout en faisant face aux réglementations allemandes et aux normes européennes. Elle en retient un bilan très positif. « Il ne faut pas hésiter à partir : même si au début on ne connait personne, très vite des liens se nouent ; à Freising, je me suis fait de véritables amis.»
De retour à Angers, Marion a choisi de s'engager dans un projet associatif solidaire. Grâce à l'association Ingénieur Sans Frontières, elle a accompagné des détenus dans la conception d'un jardin à la maison d'arrêt d'Angers. L'objectif ? « Rendre les détenus créateurs de leur espace ». Une expérience humaine très forte.
A quelques mois de son entrée sur le marché du travail, à l'invitation de ses enseignants, Marion a participé avec quelques camarades aux Assises européennes du Paysage qui ont réuni à Strasbourg quelque 500 professionnels du paysage. Elle a eu l'opprotunité de présenter devant ces futurs pairs le résultat d'un workshop. Ce type de démarche est idéal pour appréhender de façon concrète les problématiques paysage et de nouer des contacts professionnels.
Alors qu'elle est en dernière année d'école, Marion se montre satisfaite des compétences acquises tout au long de sa formation : l'ouverture d'esprit, la polyvalence et l'esprit de synthèse lui permettent aujourd'hui « d'aborder les choses de façon globale, d'être à l'écoute, à la recherche de compromis autant techniques, stratégiques, qu'esthétiques ».

« J'ai choisi AGROCAMPUS OUEST pour les compétences développées dans le domaine du végétal et pour ses spécialités en paysage. À présent, ce sont ces acquis scientifiques et techniques, alliés à la maitrise du projet et du travail en équipe, qui me sont utiles au quotidien.
Ma formation et sa dimension pluridisciplinaire m'ont ouvert les portes d'un Parc naturel régional (Normandie-Maine), au sein duquel j'exerce une mission d'appui aux collectivités, tout en initiant des projets de paysage et d'urbanisme innovants. »

" À AGROCAMPUS OUEST, le S7 (semestre 7 ou 1er semestre de la 2e année) est dit « semestre hors murs » : l'ensemble de la promotion se disperse à travers le monde pendant 6 mois, en semestre d'études ou en stage. Nous devons tous passer au minimum 2 mois à l'étranger. J'avais envie de partir loin et seule, de découvrir un nouveau pays et de me prouver à moi-même que j'étais capable de me débrouiller. J'ai donc opté pour un S7 version australienne.
J'ai passé 5 mois à Brisbane, en stage dans un laboratoire du CSIRO, l'équivalent australien de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). J'y ai travaillé sur l'introduction d'un insecte d'Amérique du sud destinée à contrôler une plante invasive. Le sujet était vraiment intéressant et les conditions de travail un peu particulières puisque nous travaillions sous quarantaine. Je me suis très vite faite au mode de vie australien, très détendu, et à des relations professionnelles dénuées de tout jugement, respectant le rythme de chacun, dans une volonté collective d'efficacité.
Partir à l'étranger est évidemment essentiel pour élargir son horizon et son esprit et se sentir parfaitement à l'aise en anglais. Mais la présence à AGROCAMPUS OUEST même, dans un cadre Erasmus, Erasmus mundus ou autre, d'étudiants venus de différents pays contribue également à cette ouverture internationale que l'école revendique.
Cette année, je suis en cours de spécialisation (Génie de l'environnement option Agricultures durables et développement territorial) avec des étudiants américains, canadiens, autrichiens, espagnols et camerounais. Nous sommes d'origines géographiques, de formations et de profils différents mais partageons tous la volonté de contribuer à la préservation de l'environnement. En début d'année, lors des travaux de groupe, la confrontation des points de vue et des méthodes générait des conflits ; quelques semaines plus tard, nous avons appris à nous écouter, à nous comprendre et notre réflexion s'enrichit de la multiplicité des angles d'approche et des regards au plus grand profit de tous, y compris du sujet d'étude ! "
« A AGROCAMPUS OUEST, tous les élèves-ingénieurs effectuent au moins un stage à l'étranger. Si le principe est obligatoire, en revanche chaque étudiant choisit sa destination et son lieu de stage en toute liberté.
Pour le stage de 3e année, qui se déroule à l'étranger pour la spécialité agroalimentaire, j'avais envie de partir en Amérique du sud et de travailler en entreprise : j'ai passé 5 mois au Chili dans une entreprise de congélation de fruits et de légumes, Fruiticola Olmué qui est leader mondial pour l'exportation d'asperges et n°3 pour les framboises. J'y étais chargée de prévention des risques sur une chaîne de 80 ouvriers. Je devais vérifier que le maniement des charges était conforme à la nouvelle loi chilienne.
Ce stage a été une occasion extraordinaire de découvrir un pays, une culture et d'acquérir une vraie maitrise de la langue, ce qui est particulièrement valorisant ! Partir en long séjour à l'étranger en pleine autonomie est une expérience humaine vraiment enrichissante. Y travailler permet de découvrir des pratiques de management et d'organisation du travail différentes de celles que l'on connait en France. En tant qu'ingénieurs, nous serons tous amenés à travailler, un jour ou l'autre, en contexte international, et il me semble indispensable de pouvoir comprendre ou adopter d'autres modes de fonctionnement. Les stages à l'étranger permettent cette ouverture et renforcent notre capacité d'adaptation. Ils donnent aussi des envies : un premier poste en Amérique du sud, en recherche et développement, me tenterait beaucoup ! ».

« AGROCAMPUS OUEST est une école partenaire de mon école, la FH Weihenstephan en Allemagne. Comme je souhaitais partir en France, l'occasion était idéale ! En plus, la perspective d'obtenir un double-diplôme franco-allemand me paraissait très intéressante pour mon parcours professionnel.
Dans mon cursus en Allemagne, nous étions une très grande promotion, les activités avec tous les autres étudiants étaient plutôt rares alors qu'à AGROCAMPUS OUEST Centre d'Angers elles permettent aux étudiants de travailler ensemble, de mieux se connaître et de créer ainsi une ambiance conviviale. En faisant mon M1 et M2, j'ai pu découvrir le système éducatif français et appréhender la matière de façon différente.
L'accueil en Pays de la Loire a été très positif. Les gens s'intéressent au cursus franco-allemand et sont souvent agréablement surpris par mes bonnes connaissances linguistiques. Tout ceci fait que j'apprécie la région et surtout le centre-ville d'Angers pour son ambiance et son cadre de vie.»

Diplômé AGROCAMPUS OUEST, Max est un étudiant allemand qui a passé 2 ans à AGROCAMPUS OUEST. Il nous raconte la manière dont il a vécu son parcours.
Max a choisi de venir faire son master à AGROCAMPUS OUEST, établissement partenaire de son école, la « Hochschule Weitenstephan » située près de Münich (Allemagne) via le programme ERASMUS.
Très satisfait de ses 4 semestres passés à AGROCAMPUS OUEST, Max a profité de cette expérience pour appréhender le paysage à travers des approches différentes. L'enseignement reçu propose d'aborder la science dans le paysage de manière académique. La place donnée aux productions graphiques au cours des projets est moins importante que dans son école d'origine et c'est ce qui fait la richesse de de cette expérience. « Changer mes habitudes et voir les choses autrement m'a pris au moins un semestre ! »
« Je pense que les étudiants ERASMUS gagnent à étudier à l'étranger et mon expérience à AGROCAMPUS OUEST le confirme. Tout le monde est vraiment gentil. On peut vraiment toujours compter sur quelqu'un, étudiant ou personnel. Pour la langue, ce n'est pas toujours facile les premiers mois mais progressivement on commence à comprendre et on a le sentiment de découvrir une langue, ce qui est très agréable. »
Ces deux années lui ont permis d'améliorer considérablement son niveau de français. « Quand je suis arrivé, je n'étais même pas capable d'acheter un billet pour le cinéma ! » confie-t-il. Il n'a pas eu de difficultés à se faire de nouveaux amis. Le week-end d'intégration, les soirées organisées par les étudiants et la vie en cité universitaire lui ont permis de faciliter son intégration.
