background

Témoignages

Etudiants et diplômés vous livrent leur vision d'AGROCAMPUS OUEST.

Cette rubrique, régulièrement complétée, vous permettra de découvrir toutes les facettes de l'école.

Chiffres clés

2000 étudiants

1 réseau de 13000 diplômés

Ingénieurs en agronomie

Chloé 

Double-diplôme au Brésil : l'expérience de Chloé

Ses 18 mois au Brésil ont orienté sa vie et éclairé ses choix d’élève-ingénieur agronome. Une opportunité que Chloé n’aurait ratée pour rien au monde. Rencontre.

Son enfance passée en Nouvelle-Calédonie et ses deux années de pensionnat en métropole après le collège avaient déjà préparé le terrain. Pourtant, l’idée d’étudier à l’étranger n’avait pas vraiment effleuré son esprit. Elève studieuse, Chloé intègre AGROCAMPUS OUEST en spécialité agronome à Rennes après une prépa BCPST au lycée Lakanal à Sceaux. Sa 1re année n’est pas facile « J’avais du mal à voir ce qui m’intéressait vraiment, du mal à trouver ma place et ma famille était loin, en Nouvelle Calédonie » confie-t-elle. Un jour, Chloé vient assister à la présentation sur les possibilités de double diplôme : une révélation « Les possibilités d’études dans l’hémisphère sud et notamment en Amérique latine m’ont tout de suite attirée. Partir 1 an et demi me permettait aussi de maturer mon projet professionnel encore très flou pour moi ».
Chloé choisit d’aller étudier au Brésil « un pays riche en matière de productions ». Courageuse, elle se lance dans l’apprentissage du portugais qu’elle ne connaît pas mais qu’elle apprend vite grâce aux échanges avec les étudiants brésiliens présents sur le campus rennais. Attirée par les productions animales, elle effectue son stage de fin de L3 dans une exploitation agricole spécialisée dans l’élevage bovin ; puis s’envole en août 2013 pour Botucatu dans l’état de Sao Paulo au Sud-Est du Brésil.

3 semestres passionnants

L’UNESP (Universidade Estadual Paulista), une des meilleures universités brésiliennes, avec qui AGROCAMPUS OUEST a établi des accords de doubles diplômes, constitue désormais son nouvel univers. Elle y suit un semestre en L3 et 2 semestres en M1. Les cours sont tous en portugais « Les 6 premiers mois sont les plus lourds mais le jeu en vaut vraiment la chandelle ! » et Chloé se passionne pour les productions végétales « Les sols, les cultures du maïs, du soja, du riz, de la canne à sucre, du café… leurs cycles de vie, leurs maladies, les productions des pays dans le monde, leurs enjeux m’ont beaucoup intéressée ». Le contrôle est continu ; Chloé valide tous les cours et découvre aussi le pays « Les Brésiliens sont très gentils et accueillants. C’est un pays où il n’y a pas de problème mais toujours des solutions ! Les démarches administratives sont faciles car c’est l’université qui trouve le logement. J’ai partagé une colocation avec 3 Brésiliennes et 1 Espagnole. La vie étudiante est riche et très ouverte sur la ville ».

Une vraie valorisation sur le C.V.

Notre globe trotteuse revient en France en février 2015 et retrouve les M1 agronomes ayant intégré une année après elle. Elle choisit de suivre la spécialisation Sciences et productions végétales avec l’option Ingénierie des agrosystèmes. Sa promotion d’origine étant partie en stage de fin d’études, il lui faut de nouveau faire sa place. Pas toujours facile et pourtant Chloé ne regrette rien : « Le double diplôme est une opportunité incroyable et c’est dommage de passer à côté. C’est une réelle immersion qui laisse le temps de s’intégrer, d’être à l’aise avec la langue, de se faire des amis, de voyager : un vrai plus sur le C.V, bien plus valorisant qu’un Erasmus ou un stage de 6 mois. 18 mois, ça passe si vite ! ».
Son stage de fin d’études chez InVivo AgroSolutions pour travailler sur un réseau national de fermes qui diminuent leur utilisation en produits phytosanitaires, Chloé ne l’a pas choisi par hasard : « Outre le fait que cette coopérative a un pôle végétal, c’est aussi un groupe implanté dans 30 pays ». Car Chloé compte bien repartir à l’étranger ! Le double diplôme lui a ouvert des horizons qui ne sont pas prêts de se refermer.

Élodie 

Élodie et l'animal, toute une histoire

Elle est discrète mais sait très bien où elle va. Elle n’a pas pris la voie classique pour rentrer à AGROCAMPUS OUEST mais sa force tranquille a payé. Son fil directeur : l’animal. Un beau parcours et des prises de responsabilité assumées. Rencontre avec Élodie.

Ses parents agriculteurs en production laitière lui ont peut-être donné le virus, les vaches avec lesquelles elle a grandi aussi ! Car son bac S en poche, Élodie souhaitait un métier en lien avec l’animal. Vétérinaire ? Ingénieur agronome ? Ingénieur en agroalimentaire ? Les possibilités étaient vastes. L’accès aux écoles agro-véto par la voie du concours C lui parait la bonne solution. Elle s’inscrit au BTSA en productions animales au lycée Théodore Monod du Rheu (près de Rennes) suivi d’une année préparatoire post-BTS toujours dans le même lycée. Trois années variées et complémentaires : « Les deux années de BTS sont techniques avec beaucoup de terrain dont trois stages très formateurs. La marche est réelle avec l’année de prépa, beaucoup plus scolaire, mais l’enjeu en vaut la chandelle » confie-t-elle.

Ingénieur agronome : variété et pluridisciplinarité
Admise à AGROCAMPUS OUEST, Élodie avoue avoir été déçue de ne pas avoir Véto. Pourtant, trois ans plus tard, le constat est bien différent : « C’est chouette de pouvoir enfin entrer dans la vie active alors qu’en faisant Véto, il m’aurait fallu encore 2 années de plus avec une charge de travail très forte ! Ici, j’apprécie la pluridisciplinarité et la variété de la formation agronome ; les études sont bien faites et permettent de s’engager dans la vie associative et sportive : des lieux également très riches et formateurs ». Des engagements qu’elle met à profit : trésorière en L3 des InterAgros (manifestation inter-sportive rassemblant 2500 étudiants avec un budget de 250 000 €) organisés en Bretagne cette année-là, responsable de la communication interne au BDE (Bureau des étudiants) puis vice-présidente au cours de son M2.
« Trois prises de responsabilité vraiment très enrichissantes et valorisantes qui m’ont permis de diversifier mes compétences et m’ont fait grandir ».
Ses stages, Élodie les a bien sûr choisis dans le monde animal. A la fin de sa 1re année (L3), elle passe un mois dans une exploitation laitière puis part les cinq premiers mois de son M1 dans un laboratoire de recherche néo-zélandaise pour travailler sur la gestion du pâturage en production ovine cette fois-ci ! Une ouverture inestimable. « J’ai découvert un autre mode d’agriculture avec des très grosses exploitations, une culture très intensive avec beaucoup d’engrais. J’ai amélioré mon niveau d’anglais et visité le pays » raconte enthousiaste, cette bretonne de souche.

Concilier l’animal et l’économie
Quand vient la question du choix de spécialisation, les productions animales semblent l’évidence. Et pourtant, Élodie hésite avec la spé POMAR (Politique et marchés de l’agriculture et des ressources). Les discussions avec les élèves-ingénieurs en M1 et M2, ainsi qu’avec les enseignants, la confortent dans son premier choix mais ses modules optionnels sont en économie.
La troisième et dernière année, celle de la spécialisation, est studieuse et très professionnalisante.
« Il y a beaucoup de rencontres avec les professionnels qui viennent faire des cours, donner des conférences, proposer des sujets d’études. Les enquêtes sur le terrain sont également très formatrices. A la demande de la chambre d’Agriculture de Bretagne, nous avons interviewé
1200 étudiants des lycées agricoles du grand Ouest sur "leur vision du métier de salarié en élevage porcin", élaboré un questionnaire et analysé les données. C’est une année avec beaucoup de méthodologie, de prise de recul. Nous nous sentons bien préparés à la vie professionnelle et cela rend plus confiant ! » Après ce semestre riche et actif, Élodie effectue son stage de fin d’études à la chaire EEA "Entreprises et économie agricole", fruit d’un partenariat entre AGROCAMPUS OUEST et le Crédit Agricole en Bretagne. Sa mission : mettre au point un outil de pilotage économique et financier proposant des leviers d'actions pour réduire les coûts de production en exploitations laitières. Un stage finement trouvé puisqu’il traite des problématiques économiques dans le monde animal. Pour la suite, Élodie se verrait bien chargée de clientèle agricole. A elle de continuer à tirer le fil de la réussite !

Marc 

Marc au coeur des politiques agricoles

Elève-ingénieur agronome et des projets plein la tête, Marc voit son avenir professionnel au service de l’Etat, au cœur des décisions politiques publiques agricoles.

Attiré par les Sciences du vivant, j’ai fait une prépa BCPST au lycée Hoche de Versailles ». Deux longues années, uniquement consacrées aux études, mais surtout de beaux souvenirs : « les cours de biologie étaient passionnants, et l'ambiance à l'internat très bonne; ces moments ont scellé de grandes amitiés ! Aimant la voile et intéressé par l’halieutique, j’étais vraiment content d’être reçu à AGROCAMPUS OUEST ! »

Une vie étudiante intense
En 1re année, Marc découvre combien les matières enseignées sont diverses et réalise à quel point l’univers des possibles est vaste et les choix à faire, nombreux.
Durant l’été, il effectue son 1er stage d’exploitation dans une ferme de vaches laitières bio qui fabrique des fromages, des yaourts et du pain bio dans les Alpes : « moi, le parfait citadin, j’avais enfin un contact avec l’agriculture ! Une première expérience… rustique ! » raconte, rieur, cet amoureux du théâtre et d’aviron. Deux disciplines, arrêtées en prépa mais reprises avec frénésie à son arrivée à Rennes. Sans complexe, il s’improvise metteur en scène et monte, en 3 ans, trois pièces de théâtre dont il peut être fier. Il crée aussi un club aviron sur le campus « nous avons participé 2 fois aux championnats de France. En dernière année, 36 étudiants du campus se sont inscrits à l’initiation. Apprendre aux autres à ramer demande beaucoup d’investissement personnel et de pédagogie mais c’est gratifiant ! ».
Pour son semestre à l’étranger en 2e année, Marc décide de partir en Norvège, près d’Oslo, à la Norwegian University of Life Sciences (NMBU) spécialisée dans les sciences de la vie. L’occasion pour lui de découvrir un pays du nord de l‘Europe, de travailler en groupe avec des étudiants étrangers (un mexicain, un tanzanien…) et se confronter à un nouveau système d'enseignement et une nouvelle culture.

Une palette de missions riche et diversifiée
À son retour, il lui faut choisir sa spécialisation ; la palette est large ! Attiré par l’actualité, les aspects politiques et économiques et les postes décisionnels, il opte pour la spé "Politique et marchés de l’agriculture et des ressources" (POMAR) où « les enseignants sont très proches et à l’écoute ».
Marc effectue son stage de fin d’études à la direction de l’eau et de l’environnement au Conseil général de Seine-et-Marne (77), un département très agricole dont les pratiques traditionnelles ont de lourds impacts sur la nappe d’eau potable parisienne. Sa mission : enquêter auprès d’une trentaine d’agriculteurs pour comprendre les résistances au changement des pratiques agricoles et proposer des leviers d’actions afin de déverrouiller les freins à l’agroécologie : « un projet enthousiasmant dans un univers qui regorge de personnes aux missions passionnantes. Après l’économie, je suis à mi-chemin entre l’agronome pur et le sociologue ! Cela m’encourage à trouver un poste dans les collectivités territoriales même si je ne me ferme aucune porte » confie-t-il, ravi de son choix.

En novembre 2015, Marc recevra son diplôme d’ingénieur agronome d’AGROCAMPUS OUEST et quittera cet univers étudiant qu’il affectionne tant : « j’ai aimé l’ouverture et le bon esprit qui a régné sur le campus pendant ces 3 années. Chaque promotion est bien soudée et fonctionne comme une famille ! Il y a une vraie vie de campus et un bon rapport de confiance avec l’administration ».
Le plongeon dans la vie professionnelle est proche. Un vrai défi ! 

 photo-victoire

Victoire, Product manager aux USA

Ingénieur agronome diplômé en 2010, Victoire a choisi de débuter sa carrière aux Etats-Unis. Au sein de Lactalis USA, elle est aujourd’hui Product Manager, un poste à responsabilité faisant appel à une pluralité de compétences.

Un début de carrière prometteur


C’est un échange professionnel convaincant avec le responsable de la communication de Lactalis France, leader mondial des produits laitiers et partenaire d’AGROCAMPUS OUEST, qui donne à Victoire l’envie de travailler pour ce groupe présent dans 148 pays dans le monde.
Dès lors, cette jeune femme dynamique et ambitieuse met tout en oeuvre pour intégrer le groupe. Elle mobilise notamment les ressources à sa disposition au sein d’AGROCAMPUS OUEST : grâce à la Cellule d’insertion professionnelle, elle contacte un ancien diplôme en poste chez Lactalis aux USA qui la met sur la piste d’une mission d’acheteur à Buffalo (Etats-Unis). L’approche « réseau » s’avère payante : elle est recrutée pour rationaliser le portefeuille «  épices et saveurs » et, notamment, créer de la valeur sur cette catégorie clé pour l’identité des produits de la marque « Rondele » aux Etats-Unis.

La pluralité de ses compétences (techniques, marketing et commerciales), son ouverture d’esprit et son adaptabilité lui permettent de terminer sa mission dans des délais plus courts que prévu ; son potentiel ayant été repéré, on lui propose alors une seconde mission en parallèle de la gestion du portefeuille épices et saveurs : réduire les coûts de la catégorie packaging « Film Flexible » au niveau national sur les 5 usines localisées aux Etats-Unis. Victoire travaille au quotidien en lien avec une grande diversité d’acteurs : les équipes marketing et commerciales mais également les responsables achats, fabrication et qualité ainsi que les fournisseurs. En octobre 2011, Victoire est promue Product Manager dans la division Lactalis Ingrédients avec pour objectif la création de valeur ajoutée sur une nouvelle génération d’ingrédients laitiers (alternatives au sérum, lactose et poudre de lait) encore non utilisée dans les différents secteurs de l’agroalimentaire. De l’expertise technique au développement de produits, en passant par la mise en place de stratégies marketing et commerciales, Victoire manage équipes et budgets, coordonne le projet dans sa globalité et est responsable de son avancée.

Une challengeuse depuis toujours


Ce beau parcours, mené tambour battant, n’est pas le fruit du hasard : « L’élaboration de mon PPP (projet personnel et professionnel) a été pour moi une étape clé ; il m’a permis de déterminer en amont l’orientation que je souhaitais donner à ma carrière, de définir la bonne direction », explique Victoire, convaincue qu’il faut réfléchir son projet professionnel pendant sa formation. « Si on identifie bien ce qu’on aime et ce qu’on veut faire, c’est plus facile de faire des choix, notamment de stages et d’options ».  En dernière année d’école, Victoire, qui avait choisi une spécialisation tournée vers la production et le marketing, a ainsi saisi l’opportunité du double diplôme avec l’Institut de gestion de Rennes (IGR-IAE) pour acquérir des compétences « orientées business » et obtenir, en plus de son diplôme d’ingénieur, un master en administration des entreprises (MAE) reconnu. Elle s’est également beaucoup impliquée dans la vie associative d’AGROCAMPUS OUEST en tant que présidente de deux associations étudiantes (la job services et le gala de promotion). Au cours de ces expériences, elle a été amenée à manager des équipes d’étudiants et à être en contact avec des clients professionnels ; des compétences essentielles dans le poste qu’elle occupe aujourd’hui !

Victoire apprécie les challenges professionnels que le groupe Lactalis lui procure : « l’objectif confié est clair mais je suis vraiment autonome sur la façon de l’atteindre, j’apprends sur le tas et on me fait confiance ». Des challenges qu’à seulement 25 ans, elle n’aurait peut-être pas osé relever en France : « Le fait d’être à l’étranger nous oblige à nous dépasser et à prendre des risques qu’on ne prendrait pas ailleurs », souligne-t-elle, « d’autant plus que le système américain donne pleinement leur chance aux juniors et valorise l’esprit d’entreprise ».

Consulter son CV Linkedin

 photo-jérémie

Jérémie, agronomie et énergies renouvelables

Jérémie, ingénieur agronome diplômé en 2006, dispose d’un profil original marqué par une double compétence : agronomie et énergies renouvelables. Aujourd’hui chargé de projet bioénergie au sein de Solagro, une entreprise associative visant une gestion économe et solidaire des ressources naturelles (énergie, biodiversité, eau, air...), Jérémie contribue à l’amélioration des performances énergétiques et environnementales des exploitations.

De solides bases scientifiques


Jérémie intègre AGROCAMPUS OUEST par le concours A après 2 ans de prépa BCPST au lycée Clémenceau (Nantes). Après avoir hésité entre plusieurs écoles, il fait le choix de venir à Rennes pour son implantation au cœur d’un bassin agricole à la recherche de solutions d’avenir et pour le dynamisme de sa vie associative.
Au cours de son année de spécialisation en « Génie de l’environnement », il acquiert une méthode et des outils d’analyse du territoire qui lui sont aujourd’hui utiles au quotidien. Les stages et les projets menés en lien avec des structures locales sont autant d’occasion de rencontres enrichissantes qui confortent sa volonté de travailler à des solutions d’avenir pour le monde agricole et fondent sa vision basée sur une agriculture durable plutôt que raisonnée.

Du stage d’études au 1er emploi

Recruté chez Solagro à l’issue de son stage de fin d’études, Jérémie a pleinement trouvé sa place au sein de cette association structurée comme un bureau d’études et dotée d’une gouvernance associative.
Sa mission ? Développer des projets en lien avec les énergies renouvelables, notamment des études de faisabilité de méthanisation territoriale.
Jérémie est confiant en l’avenir : les territoires ruraux se sont emparés de la question de la gestion des ressources naturelles et, sur un secteur en plein essor, des profils comme le sien, alliant spécialisation en énergies renouvelables et parfaite connaissance du monde agricole,  sont particulièrement appréciés

 Marion4

Marion et le monde agricole

Originaire du Poitou, Marion n’a pas choisi AGROCAMPUS OUEST par hasard. « Dès le lycée, j’ai eu envie d’être ingénieur agronome, de travailler avec les agriculteurs ». Fervente défenseure de la protection de la nature et de l’environnement, Marion intègre l’école pour sa spécialité Génie de l’Environnement et son ouverture à l’international, après une prépa BCPST à Poitiers et une année à la faculté des sciences de Nantes. Son projet professionnel et personnel, fondé sur des valeurs fortes et construit au cours de sa formation, est clair : elle se destine à des fonctions centrées sur l’accompagnement des producteurs vers des pratiques vertueuses au plan environnemental. Elle juge ces missions de conseil et d’animation essentielles pour répondre aux enjeux cruciaux que sont « nourrir le monde, protéger l’environnement, façonner le paysage… ».

Un projet personnel et professionnel clair


Son diplôme d’ingénieur agronome d’AGROCAMPUS OUEST en poche, Marion rejoint la société TLC, une entreprise qui a pour vocation de développer des micro-filières locales. Sa mission était de mettre en place et d’animer des associations nouant des partenariats durables entre producteurs locaux et grandes surfaces. Puis, Marion travaille en tant que chargée de mission pour le groupement des agriculteurs bio de Loire-Atlantique. L’objectif ? Faire découvrir le bio aux agriculteurs conventionnels et développer des filières locales avec les producteurs adhérents.

Missionnée depuis 2011, par l’Agence de l’eau de Seine-Normandie, Eau de Paris et la Ville de Verneuil-sur-Avre, Marion travaille actuellement sur un bassin de captage d’eau potable classé prioritaire par le Grenelle de l’Environnement. Son rôle est de restaurer la qualité de l’eau des captages, fortement pollués en nitrates et produits phytosanitaires. Elle accompagne les agriculteurs dans la mise en place de systèmes bio, durables et économes en intrants. La concertation avec les acteurs du territoire (collectivités, acteurs agricoles, administration) est essentielle et c’est ce qui la passionne. « Je mets en relation tous les acteurs pour faire avancer les choses et participe activement à ce changement avec les agriculteurs». Marion souhaiterait par la suite travailler encore plus en lien avec les sphères politiques, là où se construisent et se prennent les décisions.

Une formation adaptée


Marion s’appuie tous les jours sur la formation qu’elle a reçue à AGROCAMPUS OUEST : « c’est une formation complète qui nous permet d’acquérir une large palette de compétences. Quand on sort de l’école, on est un peu démuni car on a appris beaucoup de choses mais on n’est pas spécialisé. Etre un généraliste du vivant est en fait une force : on a toutes les clés pour s’adapter rapidement à des postes parfois très différents ». N’étant pas issue du milieu agricole, il lui a fallu faire ses preuves pour trouver sa place dans cet univers, où les femmes sont encore peu nombreuses. Elle retient qu’« on n’a pas le droit à l’erreur, il faut avoir confiance en soi, en ce qu’on est et aux valeurs qu’on porte ». Et tenir le cap.

Ingénieur en agroalimentaire

Portrait de Cédric 

Cédric, de la production à l'informatique

Ingénieur en agroalimentaire diplômé en 2012, Cédric est consultant chez VIF, acteur majeur dans le domaine de l’édition de logiciels pour l’industrie agroalimentaire.

« En terminale S, je cherchais une formation avec un mélange de physique, de chimie, de maths et de biologie. Aux portes ouvertes d’AGROCAMPUS OUEST, j’ai eu un très bon feeling ! Admis sur dossier, je suis rentré en 1re année de la formation ingénieur en agroalimentaire » raconte Cédric.
« J’ai beaucoup apprécié l’ambiance de travail et de détente sur le campus. La sélection se faisant avant l’entrée, il n’y a plus de compétition entre les étudiants. Cela facilite l’entraide. L’esprit de promo est très fort ! Très professionnalisante, cette formation est la seule à proposer trois stages de 6 mois ! La structure de l’enseignement est bien élaborée et les interventions des professionnels nombreuses aussi bien en cours que lors de rencontres formatées pour les étudiants (forum emplois, journée témoignages-métiers…) » témoigne cet ancien, heureux de son choix et toujours disponible pour témoigner de son parcours à un salon étudiant, à la journée Portes ouvertes ou au forum emploi.

Se professionnaliser et approfondir son savoir-faire
C’est aussi grâce à ses stages qu’il a pu élaborer son projet personnel et professionnel. « J’ai effectué en L3 mon 1er stage de 6 mois en production à l’usine de Moréac (Morbihan) chez D'aucy Surgelés. Je travaillais sur la réception-triage et le blanchiment des légumes avant leur surgélation à -40°C. Une expérience humaine et de découverte très enrichissante.
En M1, je suis parti en Nouvelle-Zélande pour travailler 6 mois en laboratoire sur des barquettes/assiettes recyclables pour barbecue à base de cellulose et fécule de pomme de terre. Seul de ma promo dans ce coin-là, j’ai trouvé ce stage vraiment enrichissant: au niveau humain car j’ai fait beaucoup de rencontres ; au niveau personnel car c’est une prise importante de maturité, de responsabilité et d’autonomie ; au niveau professionnel car cela m’a fait comprendre que le travail en laboratoire n’était pas fait pour moi !

En 4e année, j’ai opté pour des modules en production et en gestion de production puis j’ai choisi, en dernière année, la spécialisation SAME (Sciences de l’alimentation et management de l’entreprise), option PSAE (Production, sécurité alimentaire et environnementale) ».
Une spécialisation mûrement réfléchie par Cédric « Les métiers de la production ne sont pas les mieux payés mais la gamme de postes est large et l’offre d’emplois importante : responsable d’atelier, responsable de production, fonctions relatives à la planification, au contrôle de gestion, à l’amélioration industrielle… Je trouve donc que les possibilités de prise de responsabilités et d’évolution dans ce domaine sont nombreuses ».

En parallèle et toujours très actif, Cédric prépare le double-diplôme à l’IGR-IAE (Institut de gestion de Rennes) pour obtenir le master Administration des entreprises (MAE) avec une option en droit et finances des entreprises.

Le stage de fin d’études, tremplin vers l’emploi
Puis vient la recherche du stage de fin d’étude. Un projet à peaufiner car il peut déboucher sur un emploi. « Une conférence donnée à AGROCAMPUS OUEST par une consultante (diplômée d'AGROCAMPUS OUEST également) de chez VIF, une société informatique qui fournit des logiciels de gestion (ERP) aux entreprises agroalimentaires, m’a beaucoup intéressé. J’ai réalisé que ce métier permettait de rencontrer tous les services de l’entreprise (administration, gestion de production, qualité, stock…).

J’ai postulé pour un stage qui s’est révélé passionnant ! Responsable d’un projet de A à Z en passant 4 jours/semaine chez le client et 1 jour chez VIF, j’ai plongé au cœur de l’entreprise. Le projet n’étant pas abouti à la fin de mon stage, j’ai négocié un CDD chez le client jusqu’au lancement du logiciel puis un CDI chez VIF ! Actuellement consultant, je gère 3 à 5 projets en même temps. J’accompagne chaque client, j’analyse son contexte pour adapter le logiciel à ses besoins et je forme les salariés à la prise en main de l’outil ».

Cédric n’est sans doute pas étranger aux nouveaux liens qui unissent AGROCAMPUS OUEST et VIF grâce à la chaire d’entreprise sur le pilotage des systèmes industriels agroalimentaires signée en octobre 2014 dont l’objectif est de créer de nouvelles activités de formation et développement de haut niveau.

 Margot

Margot, reine de l'analyse sensorielle

Concilier l’amour des maths et l’envie de travailler dans l’agroalimentaire : c’est le pari réussi de Margot à l’issue de ses 5 années d’études à AGROCAMPUS OUEST. Rencontre avec une jeune diplômée qui a plus d’un rêve dans son sac !

Son stage de 3e au laboratoire Science & technologie du lait & de l'œuf (STLO) sur le site rennais d’AGROCAMPUS OUEST l’avait déjà sensibilisée. La journée Portes ouvertes de l’établissement pendant son année de 1re fut le déclencheur. « Le lieu, la formation, le contact avec les enseignants et les étudiants… Tout m’a plu ! J’ai alors su que j’allais sacrifier mon amour des maths pour rentrer à AGROCAMPUS OUEST et me destiner à l’agroalimentaire ! » raconte Margot, le sourire espiègle. Son idée bien ancrée, elle réussit le concours d’entrée en L1 et s’épanouit : « Ce fut une révélation ! J’ai aimé les cours, les gens, les copains, l’ambiance. Je n’ai jamais regretté mon choix même si les maths me manquaient un peu !».

De la R&D aux statistiques

Les stages sont aussi des moments forts dans son cursus. Margot sillonne l’Angleterre pendant son stage linguistique entre la L1 et la L2 ; en 3e année, elle découvre le monde de l’entreprise agroalimentaire grâce à son stage de 6 mois à la Biscuiterie St Michel à Avranches (50) en Recherche & Développement : « Une très belle expérience personnelle et professionnelle et des activités très variées ». En M1, souhaitant se spécialiser dans ce domaine, Margot effectue son stage obligatoire à l’étranger encore dans la R&D. « J’ai passé 6 mois en Thaïlande dans un laboratoire de recherche en nutrition. Je faisais la même expérience tous les jours en modifiant légèrement et quotidiennement les données. Un peu trop monotone à mon goût ! ». Un stage révélateur de ce qu’elle ne veut pas faire et qui la fait douter sur son choix de spécialisation à son retour : « J’étais attirée par le côté innovant, créatif et culinaire de la R&D mais la spécialisation en statistique où les maths étaient reines me titillait ! ». Finalement, son cœur balance vers les statistiques. « Avec cette spé, j’avais les maths ET l’agroalimentaire, je bouclais enfin la boucle ! » raconte avec enthousiasme cette matheuse heureuse.

Du projet d’ingénieur à la recherche

En M2, Margot s’investit avec 4 autres amies dans son projet d’ingénieur : « Nous avons développé une alternative à "la méthode du profil idéal" utilisée en analyse sensorielle mais pas adaptée aux enfants. Imaginer une méthode de comparaison par paire qui, avec un traitement statistique adapté, permet d’obtenir un résultat fiable, interroger un panel de 100 enfants, soutenir devant un jury : nous avons mené ce projet de A à Z. C’était passionnant ! »
Pour finir, Margot réalise son stage de fin d’études chez Chanel Parfums Beauté au département Sensorialité & Émotions : « J’ai travaillé sur la validation d’une échelle de mesure des émotions qui permet d’établir le profil émotionnel des produits de soin. J’ai beaucoup appris sur le comportement du consommateur grâce à ma maître de stage, docteur en psychologie cognitive ».
À son retour, elle parcourt la planète pour présenter son projet ingénieur aux professionnels de l’analyse sensorielle et des sciences du consommateur : l’été 2014 à Chicago (Etats-Unis) au congrès Sensometrics puis en septembre à Copenhague (Danemark), au congrès Eurosense. En novembre 2014, leur équipe reçoit le 1er prix "mémoire collectif M2" du Trophée Synthec des Études.
Margot prend conscience qu’on peut être industriel et faire de la recherche ! L’idée germe… L’unité pédagogique Mathématiques appliquées d’AGROCAMPUS OUEST lui propose alors de faire vivre la nouvelle start-up ConSent Research, spécialisée dans les études sensorielles et consommateurs. Une année qui lui permet de démarcher les entreprises et chercher les financements de sa thèse CIFRE. « Inscrite à l’école doctorale VAS, je vais travailler sur l’observation des usages des consommateurs pour le Centre culinaire contemporain qui a ouvert il y a 2 ans à Rennes. J’attends les toutes dernières autorisations mais tout se présente bien » conclue Margot, confiante et motivée pour prolonger ses études. Un beau challenge en perspective !

Damien 

Damien, de la mer à l'assiette

L’appel de la mer a guidé les choix de ce breton, ingénieur en agroalimentaire diplômé en 2014, aujourd’hui coordinateur R&D chez SAPMER.

Petit, il avait 2 rêves : soigner l’animal ou travailler dans le domaine de la mer… Ses espoirs s’envolent quand après 2 ans de classes préparatoires au lycée Clémenceau de Nantes, Damien n’est reçu ni aux écoles nationales vétérinaires, ni aux écoles nationales supérieures agronomiques. Quant à cuber, il n’en a pas le courage !
Qu’à cela ne tienne, Damien force d’autres portes ! AGROCAMPUS OUEST propose une spécialisation halieutique « la seule école agronomique en France à la proposer, qui plus est en Bretagne », c’est donc là qu’il entrera ! Après un concours interne sur dossier et entretien, Damien se retrouve en 2010 en 2e année du cursus ingénieur en agroalimentaire d’AGROCAMPUS OUEST au sein d’une promo de 55 élèves.

L’halieutique sous un angle agroalimentaire
En fidèle breton, il effectue en L3 son premier stage chez Polaris près de Quimper, une entreprise de raffinage d’huile de poisson. Une expérience passionnante de 6 mois qui lui permet de confirmer son rêve de travailler en lien avec la mer.
Il part ensuite 6 mois en Nouvelle-Zélande pour son stage de M1 « obligatoirement à l’étranger » chez Southern Clams Limited qui vend des coquillages frais. L’entreprise souhaite entrer sur le marché du congelé mais rencontre un problème : son coquillage congelé est malodorant. La mission de Damien ? Trouver un traitement et une forme de stockage qui neutralise ces mauvaises odeurs. L’élève-ingénieur met en pratique ses cours, utilise les techniques d’analyses sensorielles et constitue des panels de consommateurs : le tout en anglais bien sûr !

En parallèle, Damien, après de nombreuses démarches et force de conviction, voit son dossier accepté pour intégrer la spécialisation halieutique normalement réservée… aux élèves-ingénieurs agronomes.
Il choisit la dominante Production et Valorisation halieutique (PVH) qui correspond davantage à son profil d’ingénieur en agroalimentaire et à ses stages. « Mon année de formation m’a permis de découvrir l’ensemble de la filière halieutique : l’aquaculture, le droit des pêches, la dynamique des populations aquatiques, l’océanologie, la biologie des animaux aquatiques…

« Je suis ensuite parti à l’ile Maurice, faire mon stage de fin d’études en Recherche & Développement chez SAPMER, une entreprise française spécialisée dans la pêche du thon. Les chutes de découpe conservées en congelé étaient vendues jusque-là à prix dérisoire pour produire de la farine animale. J’ai été chargé de superviser la mise en place une ligne d’extraction de chair de co-produits de thon pour faire des produits plus élaborés vendus à des prix plus élevés ». Un stage profitable puisque SAPMER a embauché Damien en CDI pour être coordinateur R&D toujours à l’ile Maurice ! »

Une vie étudiante marquante
Damien a les yeux qui brillent quand il parle de ses 4 années passées à AGROCAMPUS OUEST :
« Des professeurs très accessibles et présents quand on en a besoin ; des aspects théoriques intenses au cœur d’un des bassins agronome et agroalimentaire le plus riche de France ; un cursus très professionnalisant avec l’obligation de s’intégrer et de s’acclimater dans un pays étranger : une vraie force ! Une vie étudiante super riche aussi bien sportive que festive ! Et... des copains pour la vie ! »
 

 Photo-mathieu

Mathieu, spécialiste des achats

Ingénieur en agroalimentaire diplômé en 2004, Mathieu poursuit une carrière d’acheteur au sein d’industries agroalimentaires. Un métier ouvert à l’international qui nécessite ténacité, rigueur et ouverture d’esprit.

Le goût de l’aliment

Mathieu fait partie des 60% d’élèves-ingénieurs en agroalimentaire qui ont signé un contrat d’embauche avant même l’obtention de leur diplôme. Recruté en tant qu’acheteur au sein du groupe BEL, l'un des leaders mondiaux du secteur des fromages de marque, Mathieu se familiarise pendant 2 ans aux missions essentielles du métier d’acheteur : trouver les bons fournisseurs, négocier pour réduire les coûts et améliorer la qualité des produits.
Motivé par l’expérience de ses précédents stages à l’international, Mathieu souhaite poursuivre sa carrière à l’étranger. Il active son réseau et s’appuie notamment sur les relations qu’il entretient au sein du groupe NESTLE où il avait effectué son stage de fin d’études. Il est ainsi recruté sur un poste d’acheteur en Allemagne (Francfort) au sein de cette entreprise, 1er groupe alimentaire mondial. Pendant 3 ans, Mathieu est responsable d'un portefeuille de matières premières (viandes, poissons, gélatine) pour les usines européennes (réparties entre la France et la Russie), une fonction impliquant des déplacements réguliers à travers le monde.
Après un passage de 18 mois chez NIVEA à Hambourg sur un poste d’acheteur en cosmétique, Mathieu décide de rejoindre l’industrie agroalimentaire qui correspond mieux à ses goûts. Il intègre la multinationale CAMPBELL, très présente notamment sur le marché de la soupe, des biscuits et des boissons à base de légumes. Il travaille principalement sur les achats de matières premières de protéines animales (viandes et poissons) et de packaging (plus spécifiquement les emballages métalliques : couvercles de bocaux, boîtes de conserve). Aujourd’hui trilingue (français, anglais, allemand), Mathieu ambitionne à plus long terme un poste de directeur achats.

“Avoir confiance en ses compétences”

Spécialiste des achats, Mathieu aime à revenir à AGROCAMPUS OUEST, qui l’a formé à ce métier qui le passionne tant aujourd’hui. Il anime chaque année un module Achats de 3 jours auprès d’élèves-ingénieurs en agroalimentaire en Master 2 (unité d’enseignement SAM). Selon lui, la formation d’ingénieur en agroalimentaire permet véritablement d’acquérir cette double compétence scientifique et économique indispensable pour occuper, notamment, des postes comme le sien, à l’interface entre la R&D, la qualité, les services financiers et marketing.

Malgré une situation économique difficile, le marché de l’emploi en agroalimentaire reste dynamique et recrute. Mathieu insiste sur le fait que tout candidat qui cherche du travail aujourd’hui doit être “mobile, flexible et convaincu de la plus-value de sa formation”. “Ouverture d’esprit et ténacité sont les maîtres mots pour réussir dans ce métier”, précise cet ingénieur qui, après 6 années passées à l’étranger, ne peut que se féliciter d’avoir su saisir toutes les opportunités de mises en situation professionnelle, en France et à l’étranger, que lui a offert AGROCAMPUS OUEST.

 

 

 

 gaelle

Gaëlle et la R&D pour l'alimentation animale

Ingénieur en agroalimentaire diplômée en 2007, Gaëlle est aujourd’hui research scientist à Waltham, le centre de recherche sur la nutrition des animaux de compagnie du groupe Mars, situé en Grande-Bretagne.

La R&D, un projet professionnel

A l’issue de son stage de fin d’études en R&D au sein de l’entreprise Bordeaux Chesnel au Mans, Gaëlle oriente ses recherches d’emploi vers l’industrie agroalimentaire, secteur qui emploie plus de 65% des ingénieurs en agroalimentaire d’AGROCAMPUS OUEST. Sur les conseils de la Cellule d’insertion professionnelle de l’école, elle élargit son champ de recherche à la nutrition animale et notamment à la Pet food, un secteur en pleine expansion. Elle postule alors au sein du groupe Mars, très présent dans le domaine de l’alimentation pour animaux de compagnie via Mars Petcare, à un poste de research scientist au centre de recherche Waltham. Conquise dès son premier entretien par le système de recrutement anglophone qui donne toutes leurs chances aux juniors à fort potentiel, Gaëlle saisit cette opportunité de travailler à l’étranger.

L’alimentation pour animaux : un secteur de l’agroalimentaire méconnu

Le centre Waltham est un centre de recherche en nutrition et bien-être des animaux de compagnie (chats, chiens, chevaux, oiseaux et poissons). En tant que research scientist, le rôle de Gaëlle est de planifier, d’organiser et de conduire des études sur les  effets des aliments sur les animaux : digestibilité des friandises chez le chien, impact des aliments sur les acides aminés dans le sang, valeur maximale tolérable de la vitamine A chez le chiot, goûts alimentaires des animaux… Son rôle étant notamment d’assurer des conditions optimales d’étude, Gaëlle se situe à l’interface entre les équipes de recherche et le personnel des unités sur le terrain. Elle détermine notamment la quantité de nourriture nécessaire aux animaux durant l’étude, coordonne les équipes mobilisées... Une mission qui demande, outre des connaissances scientifiques, des compétences d’organisation, de planification et d’écoute.

Une formation pluridisciplinaire avantageuse
Gaëlle est convaincue que la formation qu’elle a suivie à AGROCAMPUS OUEST lui a donné les clés pour s’adapter aux exigences du milieu professionnel. L’intérêt majeur de la formation est sa pluridisciplinarité, qui apporte notamment des connaissances variées en sciences fondamentales (végétales et animales) et en sciences de l’ingénieur tout en permettant d’acquérir des compétences en process de production industrielle mais également en gestion et en marketing.
Amoureuse de la culture britannique et très intégrée dans son environnement professionnel, Gaëlle envisage à moyen de terme de poursuivre sa carrière au sein du groupe Mars qui offre de nombreuses possibilités d’évolution dans des secteurs d’activité variés autour de l’aliment.

Ingénieurs en horticulture

 Nicolas

Nicolas, l'esprit d'entreprise version canadienne

Ingénieur en horticulture diplômé en 2008, Nicolas est passionné par la végétalisation des bâtiments. A 28 ans, il est à la tête de deux entreprises innovantes dans la production et la vente de cadres végétaux au Canada.


Urban Foliage et ByNature, 2 marques/2 clientèles   
Ambitieux, dynamique et instinctif, Nicolas a toujours eu envie de créer son entreprise. Un an après son stage de fin d’études dans un institut de recherche à Vancouver (British Columbia Institute of Technology), il participe à un programme de création d’entreprises sponsorisé par le gouvernement canadien qui lui donne les clés pour créer son entreprise.
Soucieux d’investir le marché des murs végétaux dans une Amérique du Nord qui n’est pas encore familiarisée aux pratiques de jardinerie d’intérieur, Nicolas profite de son expérience et de son savoir-faire français pour proposer un concept de cadres végétaux d’intérieur. Il crée dans un premier temps Urban Foliage, entreprise spécialisée dans la vente de cadres végétalisés « haut de gamme » à destination des professionnels (architectes, designers, paysagistes d’intérieur…). Puis, 1 an plus tard, il crée l’entreprise ByNature pour fournir aux Canadiens des cadres végétalisés « meilleur marché ». By Nature fait le lien entre des designers de produits d’intérieurs innovants des quatre coins du monde et le marché des plantes canadien. En moins d’un an, cette petite structure prometteuse de 3 personnes (deux associés et une commerciale) fournit un réseau de 90 distributeurs (magasins d’art, jardineries, design d’intérieur), répartis sur l’ensemble du Canada.

Le Canada : un marché à saisir
Bénéficiant des facilités que propose un jeune pays (Vancouver vient de fêter ses 125 ans) en matière de création d’entreprise (pas de charges, 13% d’impôt sur les bénéfices), Nicolas envisage l’avenir avec optimisme : « Aujourd’hui l’objectif est d’étendre le réseau de distributeurs des produits de By Nature et de palier aux difficultés de transport des plantes d’un bout à l’autre du pays. » En effet, dans un pays 20 fois plus grand que la France, le transport des plantes reste problématique en particulier en raison des températures extrêmes : « pour traverser les Rocheuses, nous devons utiliser des camions capables de supporter des températures atteignant les moins 40 degrés ». Les 2 associés envisagent aujourd’hui l’ouverture d’un 2e bureau sur la côte Est du Canada.

« Saisir les opportunités »
Au-delà de la richesse qu’apporte une expérience à l’étranger sur le plan culturel et linguistique, s’exporter c’est aussi mettre à profit ses compétences au service d’un marché du travail différent, en particulier au Canada où les salaires sont particulièrement attractifs et où l’esprit d’entreprise est valorisé. Nicolas est convaincu de la nécessité de s’ouvrir sur l’étranger et d’oser croire en ses projets. Diplômé d’un Master en physiologie végétale de l’Université de Poitiers et d’un diplôme d’ingénieur en horticulture d’AGROCAMPUS OUEST, Nicolas a refusé 25 propositions d’emploi à la fin de son stage de fin d’études. La qualité de la formation pluridisciplinaire dispensée à AGROCAMPUS OUEST a concouru à l’élaboration de son projet.  Doté d’une expertise très recherchée, Nicolas est aujourd’hui devenu une référence dans le domaine des murs végétaux en Amérique du Nord.

 portrait-arnaud

Arnaud, responsable Process

Ingénieur en horticulture spécialisé en santé du végétal et diplômé en 2004, Arnaud est actuellement responsable de la cellule Process des Pépinières Minier, spécialiste de la production d'arbres, d'arbustes et de conifères d'ornement implanté en Anjou depuis 1838.

Zoom sur son parcours


Son diplôme en poche, Arnaud est mis sur la piste d’un poste au sein de la première entreprise horticole française par l'un de ses enseignants : les Pépinières Minier cherchent à recruter un technicien phytosanitaire. Il décroche le job et commence à travailler sur la protection des plantes sur un, puis plusieurs secteurs. Puis il se voit confier la  structuration du service recherche et développement. Cette fonction de coordination et d’interface entre le monde de la recherche et les logiques de l’entreprise lui permet d’être associé à des projets collaboratifs d’envergure comme le consortium BRIO,  qui porte un projet de R&D dédié à optimisation de la création variétale en horticulture ornementale.

Quatre ans et demi après son arrivée aux Pépinières Minier, il prend la responsabilité de la cellule Process, qui gère tout ce qui est lié aux intrants techniques (physosanitaires, engrais, support de culture) : suivi des végétaux, sécurité et protection des végétaux, relations fournisseurs, projet d’amélioration… Un poste qui nécessite une parfaite connaissance du fonctionnement de la plante mais également la capacité à poser un diagnostic pour s’adapter aux évolutions de l’environnement et de l’entreprise.

Pour Arnaud, la formation qu’il a suivie à AGROCAMPUS OUEST est vraiment adaptée au poste qu’il occupe aujourd’hui : « les enseignements de l’année de spécialité, mes stages, les projets de groupe m’ont vraiment bien préparé à ce que je retrouve au quotidien sur le terrain : la gestion des intrants, l’économie, la fertilisation, l’agronomie… ».

Le secteur de l’horticulture est aujourd’hui très concurrentiel, ce qui nécessite une recherche constante d’innovation, aussi bien en ce qui concerne le marketing que la protection des plantes. Pour dynamiser la production, ce secteur est à la recherche d’ingénieurs en horticulture, ces scientifiques ayant avant tout la passion du végétal.

Portrait-Emilie

Emilie, chercheuse sélectionneuse

Depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur en horticulture en 2002, Emilie travaille chez Enza Zaden, une des entreprises leader de semences potagères au niveau international. Portrait d’une chercheure pleine d’idées et d’ambition.

Quand Emilie commence à travailler chez Enza Zaden en tant qu’assistante de sélection potagère suite à son stage de fin d’études, elle est loin de penser que 10 ans plus tard elle ferait l’interface entre la recherche fondamentale et la sélection au poste de chercheuse en pre-breeding. La fonction de pre-breeding (recherche appliquée à la sélection :  identification de caractères/gènes dans des ressources génétiques diverses et transfert dans des produits intermédiaires utilisables en sélection) qui prend de l’ampleur en 2006 dans le secteur des semences est aujourd’hui indispensable à toutes entreprises en quête de ces têtes chercheuses capables de combiner expertise scientifique et créativité dans le processus de sélection.

Créativité, innovation, persévérance et patience sont les maîtres mots pour y parvenir. A titre d’exemple, il faut 8 années pour créer une variété de laitue, « il est donc nécessaire d’avoir en tête l’aspect filière et innovation afin d’anticiper les tendances dans les années à venir ». Travaillant plus spécifiquement sur le radis, la laitue et la tomate, Emilie contribue à sélectionner, produire et distribuer des variétés de qualité répondant aux besoins du marché et aux attentes des consommateurs.

Une double-compétence utile

C’est en IUP en agroalimentaire, au cours duquel elle a notamment étudié la transformation des aliments, qu’Emilie développe un intérêt pour le végétal. La question de la sélection végétale (recherche génétique, champs, laboratoires) l’intéresse particulièrement pour suivre l’évolution d’un produit. Elle choisit alors d’intégrer en Master1 AGROCAMPUS OUEST et de se spécialiser en horticulture, option « production, marché et qualité », afin d’avoir une vision globale du marché − de la production à la commercialisation. Sa formation à AGROCAMPUS OUEST, constituée d’enseignements, d’études de cas et de mises en pratique dans le cadre de stages ou de conduite de projets, lui a apporté « une véritable ouverture d’esprit », des outils et une méthode de travail irréprochable « pour savoir où et comment trouver des réponses aux problématiques quotidiennes ».

Pour Emilie, la première expérience professionnelle est importante. « Je crois beaucoup aux stages et aux projets en lien avec des professionnels » ; il ne faut pas hésiter à se lancer dans des expériences « même si elles ne correspondent pas au premier abord à l’idéal de métier, de carrière dont on a rêvé ».

Après 10 ans de vie professionnelle, Emilie souhaiterait évoluer vers des projets de recherche appliqués à la sélection pour développer des tests et des outils utilisables en sélection et participer ou initier des projets en lien avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ou dans le cadre de pôles de compétitivité comme Végépolys ; tant au niveau local qu’international.

 Manuel

Manuel Rucar, chef d'entreprise à 25 ans

Chlorosphère, cabinet de tendances

Diplômé ingénieur en horticulture en 2009, Manuel Rucar a créé à seulement 25 ans, le premier cabinet de tendances dans l'univers du végétal, du jardin et du paysage: Chlorosphère. Son idée ? Identifier et analyser les tendances du végétal de ces filières (fleurs, plantes, arbustes, jardin, pots, packaging, décoration, outils, mobilier, paysage...), afin d’avoir une vision anticipée du marché et d’appréhender les attentes des consommateurs. Il élabore une méthodologie scientifique et marketing d’analyse à l’image de celles utilisées par les grands noms de la mode et de l’automobile. Au travers de guides pratiques, de conférences, de formations et de conseils, Chlorosphère diffuse les évolutions de la consommation pour permettre à ses clients d'anticiper les commercialisations.

Passionné et ambitieux, Manuel Rucar n’a pas attendu d'être diplômé pour se lancer. Au cours de projets professionnalisants et de visites d’entreprises, Manuel se conforte peu à peu dans l’idée qu’analyser les tendances du végétal et de l’univers du jardin représente une plus-value inédite et fonctionnelle pour les professionnels de la filière.

Des soutiens indispensables

Manuel Rucar obtient le soutien d’Angers technopole en remportant le prix spécial du concours «  Appel à idées innovantes  » en 2009. Ce soutien lui permet de faire la rencontre d’Hervé Christophol, un professeur de l’Istia (Institut des Sciences et techniques de l’ingénieur d’Angers) et de Virginie Massin Le Goff, une coach en marketing de l’innovation qui vont l’aider à mettre en place les prémices de la méthode et élaborer un business plan. Tous les 3 associent leurs compétences en statistiques, en marketing et en ingénierie de la filière végétale pour créer en 2010 Chlorosphère. L’entreprise obtient l’aide financière de la Ville d’Angers, d'Angers Loire Métropole, d’Angers Loire développement, de la Région, du Ministère de la jeunesse et des sports et récolte 15 000 euros pour débuter.

"Avoir confiance en son potentiel"


Si Manuel Rucar a toujours eu envie de créer son entreprise, il a pris beaucoup de temps pour évaluer la méthode, préparer un business plan et obtenir la confiance de partenaires en mesure de soutenir le projet. «  En sortant de l’école, on a toutes les clés en main pour se lancer, il ne manque plus qu'un grain de folie et une dose de courage ! La création d'entreprise est accessible ! » explique Manuel Rucar. « Pour réussir, il faut jouer sur plusieurs fronts, développer un sens commercial, savoir se vendre » ce qui n'est pas évident surtout qu’à l’origine « j’étais plutôt quelqu’un de discret et réservé ! ».

Après 2 ans d'activité, Chlorosphère compte aujourd'hui 5 collaborateurs et continue de se développer avec l'appui de stagiaires et jeunes talents.

 portrait 3

Guilhem, passionné d'horticulture

En dernière année (M2) d'école, Guilhem a bien trouvé sa voie puisque tout le passionne à AGROCAMPUS OUEST, aussi bien les cours que la vie étudiante !

« A la sortie de mon Bac S je ne savais pas ce que je voulais faire, je ne connaissais pas l'école. J'aimais bien la biologie, je me suis donc orienté vers une prépa BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) à Paris pour mûrir mon projet professionnel. C'est pendant cette année que j'ai découvert la formation en horticulture proposée par AGROCAMPUS OUEST qu'on peut intégrer directement après le bac. J'ai tout de suite su que je voulais travailler dans le végétal. Les admissions post bac se faisaient sur dossier et sur concours écrit et oral. J'ai donc été pris en première année à AGROCAMPUS OUEST. Pour autant, je ne regrette pas ma prépa : en sortant de Terminale, je n'avais sans doute pas la maturité nécessaire pour faire mon choix.

Contrairement aux autres écoles d’agronomie, les élèves choisissent majoritairement AGROCAMPUS OUEST par passion pour le végétal et non pas par rapport à leur classement. Ce que j’aime aussi c'est la pluridisciplinarité. On est très polyvalent car la formation comprend des cours poussés en sciences du végétal qui sont complétés par des cours de management, communication, marketing, … En plus, l'école a une réelle ouverture à l'international : on nous impose des stages à l'étranger. En première année, je suis donc parti en Angleterre chez un pépiniériste qui fournit les paysagistes de Londres, c'est en partie ce stage qui m'a donné une idée de projet professionnel : je veux travailler en pépinière ornementale ! Idéalement ce serait en recherche et développement sur la création et la sélection variétale ou l'amélioration des techniques de production. Les problématiques d'environnement et de développement durable m'intéressent, c'est pourquoi je veux chercher la solution pour optimiser l'apport en eau et en produits phytosanitaires des arbres et arbustes de pépinière.

Pour moi, gérer une association fait vraiment partie de la formation. J'étais président du BDE en première année, cela m'a permis de découvrir toute la richesse de la vie étudiante et m'a donné envie de m'investir vraiment dans la vie même de l'école. Cela fait donc trois ans que je suis membre du conseil d'administration, en tant qu'élu étudiant, pour défendre les opinions des étudiants sur l'enseignement et la formation. Je me suis particulièrement occupé de l'organisation des assemblées étudiantes pour leur donner la chance de s'exprimer. J'ai continué sur ma lancée et j'ai été élu au CNESERAAV (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Agricole Agroalimentaire et Vétérinaire), ce qui me permet de rencontrer des élus d'autres écoles et d'avoir une vision plus globale de la recherche et de l'enseignement.
Je suis aussi responsable du pôle agro du BNEI (Bureau National des Elèves Ingénieurs) : je m'occupe de la relation avec les élus des différentes écoles agro et véto pour échanger sur les expériences associatives et former les élus.
Enfin je suis président de l'association Culture Horti depuis deux ans, pour promouvoir l'horticulture au sein de l'école et auprès des entreprises afin de renforcer les liens entre les étudiants et les professionnels. Le but est aussi d’encourager les étudiants à choisir la filière horticulture en fin de 3e année post bac. »

D'après des propos recueillis par la Délégation à l'information et à communication du Ministère en charge de l'agriculture.

 yves marie

Yves-Marie, étudiant en M1

Yves-Marie, élève-ingénieur en horticulture, raconte son expérience à AGROCAMPUS OUEST. Il nous livre la façon dont il vit son cursus et ses stages à l'étranger ; autant d'expériences qui le prépare à l'entrée dans le monde du travail.
 
Depuis toujours attiré par la biologie et le végétal, je souhaitais dès le baccalauréat m'orienter dans cette voie. Lors d'un forum organisé dans mon lycée, j'ai découvert cette école qui conciliait l'approche concrète et appliquée d'une formation d'ingénieur à la thématique agronomique qui me passionnait. Après 2 ans de classe préparatoire BCPST au lycée Clemenceau de Nantes, j'ai intégré AGROCAMPUS OUEST via les concours agro-véto.

Je sais aujourd'hui que mon choix était le bon !
Je retiens notamment les bénéfices de l'expérience "Initiation Démarche Projet (IDP)", une activité originale qui est proposée en M1 et apprend à travailler en équipe, à mener un projet en autonomie et en lien avec des commanditaires professionnels bien réels.
Je suis également très satisfait de la spécialité que j'ai choisi (HORVAL pour Horticulture Ornementale et Valorisation), car elle propose des projets centrés sur les métiers auxquels on se destine, des voyages et des rencontres avec des professionnels qui préparent vraiment à une entrée dans le monde du travail.

Au cours de ma formation, j'ai également eu la possibilité de partir 6 mois à l'étranger. Motivé par la recherche de nouveauté, j'ai choisi de partir en ERASMUS à l'Université des sciences de la vie de Prague. L'Institut des régions tropicales et subtropicales de Prague répondait à mes attentes : outre des cours de marketing, il proposait des cours sur la production de fruits tropicaux, sur des cultures spéciales (aromatiques, stimulantes, épices, médicinales, métabolites secondaires en général). Cette année m’a aussi permis d’appréhender l'utilisation d'énergies renouvelables en horticulture et le développement de projets horticoles dans les pays en voie de développement. J’ai également beaucoup appris sur les organisations internationales gouvernementales, non gouvernementales et les normes imposées par l'Union Européenne. Ce semestre a été une grande satisfaction. J'ai pu découvrir un autre système universitaire, une autre façon de fonctionner. Sur le plan personnel, j'ai multiplié mes contacts à travers l'Europe, tout en découvrant un pays et sa culture.

Ce semestre d'études et des stages en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont confirmé mon envie d'entreprendre un début de carrière à l'étranger. J'ai beaucoup appris sur moi, sur la nécessité d'être force de proposition en situation professionnelle. Ces mises en situation donnent un aperçu concret de la réalité du monde du travail : rôle des différents acteurs, gestion des problèmes au quotidien… Même s'il est parfois difficile de prendre vraiment sa place dans une structure en tant que stagiaire, j'ai apprécié cette mise en situation où la prise d'initiatives est valorisée.

Ingénieurs en paysage

Martin Bédier 

Martin, le paysage de demain

Quand les étudiants en architecture et paysage s’associent pour penser le cadre de vie de demain.

Martin Bédier, est diplômé depuis 2016 de la spécialisation maîtrise d’œuvre et ingénierie du cursus paysage à AGROCAMPUS OUEST. Entré à l’école en post-bac, il se spécialise au fur et à mesure de son parcours vers la conception paysagère notamment grâce à son stage de master 1 dans l’agence Breimann & Bruun Landschaftsarchitekten (Hambourg) ou encore lors du stage de fin d’étude dans l’agence BASE (Paris).

Au fil de l'eauEn 2015, Martin travaille en collaboration avec Martin Painsar, étudiant de l'École nationale supérieure d'architecture de Paris Belleville pour imaginer, le futur quartier flottant de Nantes, "Aux rythmes de l'océan". Leur projet, séduit et remporte 2 prix : le 3e prix du « Concours international d'idées Naturapolis 2015 » et le 1er prix du « Concours d'Architecture de la Fondation d'Entreprise Bénéteau 2016 ».

Leur idée ? Penser des habitations sur pilotis connectées par des passerelles rejoignant les bâtiments, toits et ou terrasses végétalisés et créant la rencontre entre les hommes et la nature. Rythmés par les saisons et marées, ces habitats, d’un genre nouveau, prendront vie au gré de la Loire et des saisons. Au-delà de la proposition d’habiter et de vivre différemment, ce quartier peut être une solution pour désengorger la ville et éviter les contraintes des risques naturels : les inondations, les crues, les glissements de terrain, le réchauffement climatique, la montée des eaux…

« C'est à travers le concours "Naturapolis, inventer l'habitat du futur" que tout a débuté. Martin Painsar, étudiant en architecture, et moi-même avons décidé de nous associer afin de réfléchir ensemble à un projet commun. Il s'agissait d'ancrer notre projet sur un site existant. Etant tous les deux originaires de Nantes, c'est tout naturellement vers cette ville que nous nous sommes tourné. Le village de Trentemoult, situé en zone péri-urbaine soulevait beaucoup de questions intéressantes en lien avec le concours, notamment en termes de montées des eaux et d'aménagement de nouveaux modes de vies » explique Martin Bédier.

Habitats sur pilotisA la suite du concours Naturapolis et pour répondre aux exigences du concours Bénéteau, le projet a évolué en terme de conception architecturale des logements et de densité des structures flottantes. « Nos deux disciplines se croisent à la perfection de manière à faire évoluer et concevoir ce projet sous tous les angles. Nos compétences sont diverses et se conjuguent pour essayer de répondre aux enjeux architecturaux, paysagers, environnementaux... ».
Le projet pourrait sortir des croquis pour se réaliser. « La Maire de Nantes, Johanna Rolland, nous a fait part de son intérêt pour le projet. Nous avons ainsi rencontré Nantes Métropole afin d'échanger et de mesurer la faisabilité du projet. » précise le paysagiste-concepteur.
Un coup de pouce non négligeable pour débuter sa vie professionnelle. « D'un point de vue personnel, ces différents concours sont une manière de mettre à l'épreuve les compétences acquises au cours de nos études, de rencontrer d'autres étudiants et des professionnels, de croiser les disciplines et ainsi élargir notre champ de vision. Ils permettent également de proposer de nouvelles visions d'aménagement et d'amener de nouvelles réflexions sur des sujets actuels. Ces concours sont de formidables tremplins qui permettent de se faire connaître, de faire connaître notre travail ainsi que d'élargir nos relations dans les domaines de l'architecture et du paysage » conclut Martin.

 Emmanuel

Emmanuel végétalise sa vie

Il ne pensait pas faire des études longues mais a gravi peu à peu les marches de la réussite.
De l’aménagement paysager à la végétalisation urbaine, parcours d’un étudiant méritant.

Quand il parle de son parcours, Emmanuel est à la fois humble et fier. Humble lorsqu’il annonce sans détour être entré par la petite porte. A l’issue de sa 3e, peu intéressé par la filière générale, il choisit la voie professionnelle et s’oriente vers un BEP en aménagement paysager dans un lycée horticole à Orléans. Fier, quand après un bac STAV et un BTS dans le même domaine, il réussit le concours d’entrée en 2e année du cursus ingénieur en horticulture-paysage d’AGROCAMPUS OUEST à Angers et poursuit 4 années supplémentaires d’études occupées à 200%.
« Je ne m’imaginais pas faire tout cela en 4 ans ! Je me suis beaucoup attaché à l’école et cela va être dur de partir » confie-t-il, un brin nostalgique.

Persévérance et engagement, les secrets de la réussite

Emmanuel possède deux forces inestimables pour réussir : sa ténacité et son investissement enthousiaste. De la persévérance, il lui en a fallu pour maintenir le niveau en L2 « Certaines matières étaient difficiles pour moi et j’ai dû beaucoup travailler, m’accrocher, apprendre à demander de l’aide ! Il y a une grande solidarité entre les étudiants ».
Dès son arrivée dans l’école, Emmanuel s’engage : au Bureau des élèves (BDE) en 2e année « Un bon moyen de s’intégrer, d’être au cœur de la vie étudiante et d’avoir des relations avec la direction » ; dans l’association Melting Paysage en 3e année dont l’objectif est de promouvoir le paysage et le métier d’ingénieur paysagiste. Il en assure d’ailleurs la présidence durant un an. Emmanuel participe aussi à la rédaction de Presse Agrumes, le journal des étudiants du campus d’Angers et se présente aux élections étudiantes du Conseil de l’enseignement et de la vie étudiante (CEVE). Élu 3 années de suite, il apprécie « ce regard sur la formation et les réformes engagées ainsi que son rôle de médiateur entre l’administration et les étudiants ».
Son plus beau souvenir, sa participation à la 18e Expo Flo en 2014, un événement qui mobilise tous les deux ans les élèves-ingénieurs en horticulture et paysage d’AGROCAMPUS OUEST et transforme l’école en un vaste jardin extraordinaire « Avec 2 autres étudiantes, j’ai décoré tout le 2e étage et participé au défilé végétal. C’était formidable ! On nous laisse les clés de la maison : la confiance de l’école est totale ! ».

Végétaliser l’espace

Des engagements étudiants qui s’ajoutent à des expériences de stages tout aussi professionnalisants.
En L2, il part 1 mois en Angleterre pour un stage ouvrier dans une serre. En L3, le bureau d’études bordelais Friche & Cheap, un collectif de 3 paysagistes, l’engage pour 3 mois. L’occasion pour Emmanuel de travailler sur des projets urbains pour revégétaliser la ville. En M1, ayant opté pour la spécialité paysage, il passe 3 mois en Belgique dans le parc naturel de Gaume. Sa mission : réaliser un état des lieux paysagers et établir les caractéristiques de l’espace. Emmanuel parcourt plus de 500 kms, prend près de 900 photos, travaille en autonomie, rédige un rapport pour le Parc et prend confiance ! Ce stage lui permet aussi de confirmer son choix de spécialisation : la maîtrise d’œuvre et ingénierie.
Sa dernière année, Emmanuel la vit comme un détachement progressif de l’école pour « laisser la place aux autres ». Son dynamisme, il l’investit en participant au concours des Entrepreneuriales 2016 qui propose aux étudiants des établissements d’enseignement supérieur et des universités de participer à un programme d'entraînement terrain à la création d'entreprise. Avec 3 autres élèves-ingénieurs d’AGROCAMPUS OUEST et un 4e étudiant en formation à la CCI Pierre Cointreau, il monte le projet de création d’univers végétalisés éphémères Green Blow.
Leur concept : proposer un système clef en main pour mettre en avant un produit, une marque, un lieu en utilisant le végétal et les tendances actuelles comme levier et scénographier les espaces de manière originale. « Nous avons élaboré un business plan, un business model et un pitch vidéo. Nous avons aussi accompagné les organisateurs dans l’aménagement végétal du forum du Quai, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix » explique Emmanuel prêt à s’envoler dans l’univers professionnel.

L’avenir, Emmanuel le voit avec sérénité « Le réseau d’AGROCAMPUS OUEST est une mine d’or et le milieu du paysage très petit ». L’univers de ses possibles est vaste : responsable d’un service espace vert dans le public, chargé d’affaires, à la tête de son entreprise, enseignant dans un lycée horticole en fin de carrière…

 

Tanguy, président de l'Expo Flo 

Tanguy, président de l'Expo Flo

« Quel changement en comparaison aux années du Lycée ! », explique-t-il. L’effervescence de cette grande fête, n’a pas d’égal : « J’ai été très impressionné par l’ampleur de l’événement et par le fait que tout le monde soit actif et motivé ». Cette association réunit tous les étudiants du campus d’Angers. Certains sont chargés de missions spécifiques. D’autres apportent leur aide ponctuelle au cours des 2 ans de préparation. L’administration et le personnel de l’école contribuent aussi et leur bienveillance est précieuse pendant la mise en place de ces 3 jours de fête.

Pour Tanguy, c’est pendant l’édition précédente que tout s’est joué. « L’ancien président, Olivier Dufaure, m’a convaincu de me présenter à sa place pour la 19e édition. Il me tenait à cœur de reprendre le flambeau pour voir perdurer un projet mis en place il y a 37 ans ».

Un rôle de chef d’orchestre

Déjà au lycée l’associatif intéressait Tanguy. Il souhaitait s’investir dans la vie de l’école. « Je ne savais pas par quel moyen mais l’Expo Flo a été l’occasion. Ce poste à responsabilité me permet de développer de nombreuses compétences importantes pour mon avenir professionnel et qui ne s’apprennent pas en cours ». Quelques exemples : suivre le travail des équipes dans tous les secteurs, organiser et animer des réunions, gérer les relations professionnelles et partenariales avec les structures extérieures, négocier, argumenter et être le porte-parole de tous les étudiants. « Défendre l’intérêt de 400 étudiants et de 7000 visiteurs sans mettre en avant son opinion personnelle ce n’est pas toujours facile mais très formateur. Le côté législation d’une association n’est pas non plus évident. Comprendre les normes budgétaires, les statuts, les aspects sécurité d’un événementiel…. », précise Tanguy.

Presque une vocation

Etre le président implique beaucoup de sollicitation « Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne se rend pas vraiment compte de ce que ça représente, heureusement sans doute ». Au-delà des compétences, Tanguy apprend beaucoup : être diplomate mais ferme dans la prise de décision même avec ses amis, travailler à distance avec les étudiants en Erasmus, se rendre disponible pour tous et transmettre aux "nouveaux" l’envie de s’investir, persévérer face aux difficultés.
Selon Tanguy, la notion de "Transmission" est indispensable à la réussite de l’événement. Que ce soit dans l’esprit et la culture portés par l’Expo Flo et dans les outils d’aide à la réalisation et la planification d’un bureau organisateur à l’autre. « Ce qui compte c’est le résultat final », alors rendez-vous les 18, 19, 20 mars 2016 sur le campus d’Angers d’AGROCAMPUS OUEST pour semer la Zizanie !

Pour tout savoir sur l'Expo Flo : http://expoflo.free.fr/

photo-laure

Laure, la passion du végétal

Aujourd’hui conductrice de travaux à Berlin, Laure a construit son projet professionnel et personnel avec l’international pour fil rouge.

Quand Laure intègre AGROCAMPUS OUEST, son objectif est clair : elle souhaite devenir commerciale en horticulture. Pourtant, au moment de choisir sa spécialité, son intérêt pour les questions sociales et environnementales l’incite à poursuivre le cursus paysage. Elle choisit de compléter son profil par un double diplôme à l’Université de Sciences Appliquées de Freising en Allemagne, partenaire d’AGROCAMPUS OUEST. Diplômée en 2008, Laure est confrontée à une conjoncture économique peu favorable à la recherche d’emploi. Le dépôt de quelques CV sur le Salon du Végétal porte cependant ses fruits : une pépinière allemande, l’entreprise BRUNS, la repère et la recrute pour 1 an en tant que commerciale pour l’export français. Cette première expérience, tournée vers l’horticulture, assoit sa double compétence et conforte son envie de travailler à l’international.
Elle est ensuite embauchée en tant qu’acheteuse de végétaux en Floride pour un projet d’hôtel de luxe aux Caraïbes. Elle suit le projet de chantier de A à Z en contact direct avec les fournisseurs américains. Les journées sont longues et le travail exigeant mais elle acquiert peu à peu sa légitimité dans un milieu où les femmes sont peu nombreuses. A peine rentrée en France, elle ne souhaite qu’une chose : repartir ! Tiraillée entre ses compétences techniques en horticulture et sa passion pour la conception d’espaces paysagers, elle hésite sur l’orientation à donner à sa carrière. Son attirance pour l’Allemagne, pays dans lequel elle a déjà réalisé 4 stages et son premier emploi, la pousse à surfer sur le site de l’UNEP, version allemande (Galabau) où elle postule à une offre de conducteur de travaux chez l’entrepreneur paysagiste Alpina, à Berlin. Malgré son profil junior, elle décroche le poste et se voit confier des missions variées et stimulantes : conduite de travaux, conception et entretien de jardins, management d’équipe (entre 10 à 20 personnes), organisation et suivi de chantier, analyse financière, ou encore communication graphique… Très satisfaite de son travail, elle est toujours en quête de challenges, et espère, entre autres, un jour se voir confier la conception d’un jardin dans lequel elle puisse exprimer sa créativité librement et sans limite !


Quelques années après l’obtention de son diplôme d’ingénieur AGROCAMPUS OUEST, Laure est persuadée que la formation multidisciplinaire dont elle a bénéficié à AGROCAMPUS OUEST est un véritable atout dans la vie professionnelle : « même les cours très spécialisés comme l’hydraulique ou la mécanique peuvent être utiles a posteriori ! ». Selon elle, partir travailler à l’étranger dès la sortie de l’école est un véritable tremplin en début de carrière car « la suite ne réservera plus cette même liberté ». Elle ajoute que pour une insertion professionnelle réussie, à laquelle contribue grandement le soutien des proches, « il faut réfléchir sa carrière, cultiver son réseau, profiter des stages, oser et se surpasser ! »

 dorota

Dorota, étudiante polonaise en paysage

Dynamique étudiante de nationalité polonaise, Dorota a passé une année à AGROCAMPUS OUEST Centre d’Angers en master 1 Paysage dans le cadre du programme Erasmus.

Etudiante à l’Université en sciences du vivant de Varsovie, Dorota suit une formation d’ingénieur-architecte paysagiste lorsqu’elle choisit de venir passer une année d’études en France pour améliorer son français et s’immerger dans la culture française. A AGROCAMPUS OUEST, elle découvre une approche plus scientifique du paysage que ce qu’elle avait connu jusqu’alors qui était plus artistique.

ERASMUS ou l’expérience de l’immersion totale


Dorota n’a pas connu la barrière de la langue : avant son arrivée, elle possédait un très bon niveau de français, qu’elle devait aux 18h de cours par semaine suivis au lycée, qui a facilité son intégration. En revanche, elle a dû s’adapter à des modes d’organisation nouveaux et à des pratiques pédagogiques différentes. « Au début, je me débrouillais toute seule tout le temps et pour tout. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement du système éducatif français notamment ce qui concerne la procédure des évaluations… mais après quelques semaines et des rencontres, je me suis sentie intégrée ! ».

Au cours de cette année d’études, Dorota a particulièrement apprécié l’« Initiation à la démarche, projet », une activité pédagogique originale conduite en lien avec des professionnels, que Dorota considère comme « sa première expérience professionnelle ». Au sein de son équipe projet, elle a pu valoriser la dimension artistique et créative de son profil et ses compétences graphiques.
Dorota a également participé à l’édition 2012 de l’Expo Flo, un événement grand public organisé par les élèves-ingénieurs en horticulture et paysage d’AGROCAMPUS OUEST et attirant tous les deux ans 7000 visiteurs : les étudiants en programme Erasmus se sont rassemblés pour concevoir et réaliser un jardin original sur le thème de l’Allemagne.

Avant de retourner en Pologne pour valider son diplôme d’ingénieur-architecte paysagiste, Dorota effectue un stage de 5 mois au sein d’un cabinet d’études parisien. Elle travaille sur des projets de paysage variés au travers desquels elle met à profit ses compétences artistiques et scientifiques. Elle aurait souhaité poursuivre en master 2 à AGROCAMPUS OUEST mais le programme Erasmus ne propose que des séjours de 1 ou 2 semestres au total.
Dorota vit donc pleinement ses derniers mois en France en colocation avec une camarade de promo. Car, Erasmus, c’est également une expérience humaine. Ouverte et dynamique, Dorota a rapidement tissé de véritables liens d’amitiés avec ses camarades de promo avec qui elle compte bien rester en contact.

 gilles

Gilles, paysage et collectivités

Diplômé ingénieur en paysage en 2011, Gilles a un objectif professionnel clair : travailler au sein d’une collectivité territoriale sur des projets de paysages urbains associant au quotidien maitrise d’oeuvre et d’ouvrage.

D’origine lyonnaise, Gilles choisit AGROCAMPUS OUEST pour sa formation généraliste et intègre l’école par le concours C2, après avoir obtenu un DUT « hygiène, sécurité, environnement ». En dernière année de spécialisation, il choisit l’option MOI (Maitrise d’oeuvre et ingénierie), qui forme des ingénieurs paysagistes capables de concevoir et de réaliser dans sa totalité un projet de paysage. Il effectue son stage de fin d’études à la Ville de Lyon où il intègre le Pôle Aménagement des Paysages Urbains. Avant même la fin de son stage, il décroche le poste de Chef de Projet Aménagements Paysagers à la Ville de Villeurbanne. Ses missions lui permettent d’allier maitrise d’oeuvre (conception d’espace public, rédaction de DCE, conduite et suivi de chantier) et maitrise d’ouvrage (études de faisabilité, rédaction des programmes, suivi des opérations…), ce qui correspond pleinement à son projet professionnel et à son goût pour la diversité des missions.

Dès sa première expérience professionnelle, Gilles a mis à profit les compétences multidisciplinaires acquises au cours de sa formation (sciences biologiques et agronomiques, sciences de l’ingénieur, sciences économiques, humaines et sociales). En revanche, l’acquisition de compétences techniques a été un peu plus longue car « ce sont des choses qui s’apprennent sur le terrain ! » et rien ne remplace la pratique au quotidien.
La variété des projets sur lesquels Gilles travaille, tels le réaménagement d’allées d’un cimetière, l’aménagement d’une crèche, la conception et la rénovation de parcs, font en effet appel à un large panel de compétences dans le domaine du végétal, certes, mais également de l’électricité l’éclairage, l’arrosage, la maçonnerie, la serrurerie… Sur les projets urbains, il travaille très en lien avec les élus et les agents de terrain tout en tenant compte des souhaits des citoyens qui font remonter les besoins de revalorisation du patrimoine via une plate-forme web.

A la Ville de Lyon et à la Ville de Villeurbanne, Gilles a découvert les spécificités d’un poste en collectivité territoriale : la maitrise des marchés publics, les questions budgétaires et réglementaires mais également les enjeux politiques et sociétaux liés aux projets d’aménagement. Ce qui le conforte dans son envie de passer le concours d’ingénieur de la fonction publique territoriale.

À l'international

Baya et Safae 

Baya et Safae, en double diplôme

Grâce à une convention de double diplôme, Safae et Baya, étudiantes tunisiennes à l’INAT (Institut National d'Agronomie de Tunis), ont suivi les cours de M1 et M2 du cursus ingénieur agronome AGROCAMPUS OUEST à la place de leur dernière année de formation en Tunisie. « Nous avons rallongé nos études d’une année mais nous sortons avec 2 diplômes d’ingénieur : celui de l’INAT et celui d’AGROCAMPUS OUEST. Nous avons bénéficié d’une bourse d’étude du gouvernement tunisien.»
Pour Baya, avoir un diplôme français est un atout pour travailler en Tunisie et représente une forte valeur ajoutée « Je connaissais des compatriotes partis à l’étranger. Leur retour d’expérience était très positif tant sur le plan professionnel que personnel. »
Safae admet qu’au départ, une phase de transition est nécessaire : « Les 2 formations sont très différentes au niveau des méthodes pédagogiques. Le rythme est un peu plus soutenu, la vision des enseignants n’est pas la même. Cela demande un temps d’adaptation. »
Mais les acquis de la formation sont réels : « J’ai appris à poser une problématique et à avoir une démarche et des outils pour y répondre. J’ai renforcé ma capacité à travailler sur de nouveaux projets à l’occasion de nombreux travaux de groupe sur des cas concrets. Pendant mon stage de fin d’étude, j’ai été en capacité de mener un projet en autonomie pour le compte d’une entreprise » indique Baya. Il en est de même pour Safae : « Grâce aux cours et aux différentes activités pédagogiques proposées, j’ai vraiment acquis une logique de réflexion, une approche scientifique des problèmes, une véritable démarche d’ingénieur.».

Les fruits : ouverture, adaptabilité, responsabilisation
Au-delà des aspects académiques, cette expérience leur a donné l’opportunité de tisser des liens d’amitié avec de nombreux autres étudiants du campus, de diverses nationalités. « Cela permet de mieux accepter les autres, leurs différences. Nous avons pu aussi donner une autre image de la Tunisie, nous étions fières de représenter notre pays ! » souligne Safae.
Après un retour en famille en Tunisie pour partager leur expérience, Baya et Safae sont prêtes à retenter une expérience professionnelle à l’international. Safae est confiante en l’avenir : « J’ai renforcé ma capacité d’adaptation et ma capacité à résoudre des problèmes. Cela me sera utile tout au long de ma vie ! » et Baya de conclure : « Je termine ces 2 années avec davantage de maturité. Je me sens plus apte à prendre et assumer des décisions, argumenter mes choix. Je suis plus autonome. Nous ne sommes plus les mêmes qu’il y a 2 ans ! »

Ana-Beatriz 

Ana-Beatriz, de l'échange à la thèse

 

Ana-Beatriz a profité d’une possibilité d’échange franco-brésilien pour passer un an à AGROCAMPUS OUEST au cours de sa formation d’ingénieur agronome au Brésil. Une expérience qui lui a donné envie de poursuivre ses études en France.

« Au cours de ma formation j’ai eu la chance, grâce au programme franco-brésilien BRAFAGRI, de pouvoir partir étudier 1 an à AGROCAMPUS OUEST. Cela m’a permis de perfectionner mon français, de découvrir ce fantastique pays et la région bretonne et de me familiariser avec des méthodes pédagogiques différentes de celles que je connaissais. J’avais déjà beaucoup d’intérêt pour les sciences du sol et j’ai eu l’opportunité de côtoyer des enseignants-chercheurs de ce domaine avec lesquels je suis restée en contact. »

De retour au Brésil, après avoir obtenu son diplôme, Ana-Beatriz souhaite parfaire ses connaissances et compétences en sciences du sol et choisit de de présenter sa candidature au master AGROCAMPUS OUEST Ingénierie Environnementale.

Grâce à son précédent séjour, elle est admise directement en M2. L'établissement décide alors de présenter sa candidature pour une bourse Eiffel. C’est une bourse d’excellence pour étudiants étrangers attribuées par le gouvernement français. Sa candidature est retenue et Ana-Beatriz bénéficie de ce financement durant toute son année de master.

« Je viens de soutenir mon mémoire de fin d’études de master et cette année a été très profitable pour moi : j’ai vraiment eu l’opportunité de me spécialiser dans un domaine qui me passionne et de renforcer mes compétences scientifiques. Je suis vraiment très heureuse de ces 2 expériences en France, je sais que cela va m’aider et me marquer pour toute la vie !
Je rentre au Brésil mais je reste en contact avec mes professeurs et avec la direction des Relations internationales : nous allons préparer un dossier de financement pour mon projet de thèse de doctorat, alors j’espère revenir très bientôt ! »

 

 

Charlotte, 5 mois au Chili

« A AGROCAMPUS OUEST, tous les élèves-ingénieurs effectuent au moins un stage à l'étranger. Si le principe est obligatoire, en revanche chaque étudiant choisit sa destination et son lieu de stage en toute liberté.
Pour le stage de 3e année, qui se déroule à l'étranger pour la spécialité agroalimentaire, j'avais envie de partir en Amérique du sud et de travailler en entreprise : j'ai passé 5 mois au Chili dans une entreprise de congélation de fruits et de légumes, Fruiticola Olmué qui est leader mondial pour l'exportation d'asperges et n°3 pour les framboises. J'y étais chargée de prévention des risques sur une chaîne de 80 ouvriers. Je devais vérifier que le maniement des charges était conforme à la nouvelle loi chilienne.
Ce stage a été une occasion extraordinaire de découvrir un pays, une culture et d'acquérir une vraie maitrise de la langue, ce qui est particulièrement valorisant ! Partir en long séjour à l'étranger en pleine autonomie est une expérience humaine vraiment enrichissante. Y travailler permet de découvrir des pratiques de management et d'organisation du travail différentes de celles que l'on connait en France. En tant qu'ingénieurs, nous serons tous amenés à travailler, un jour ou l'autre, en contexte international, et il me semble indispensable de pouvoir comprendre ou adopter d'autres modes de fonctionnement. Les stages à l'étranger permettent cette ouverture et renforcent notre capacité d'adaptation. Ils donnent aussi des envies : un premier poste en Amérique du sud, en recherche et développement, me tenterait beaucoup ! ».

Julia

Julia, étudiante allemande

« AGROCAMPUS OUEST est une école partenaire de mon école, la FH Weihenstephan en Allemagne. Comme je souhaitais partir en France, l'occasion était idéale ! En plus, la perspective d'obtenir un double-diplôme franco-allemand me paraissait très intéressante pour mon parcours professionnel.
Dans mon cursus en Allemagne, nous étions une très grande promotion, les activités avec tous les autres étudiants étaient plutôt rares alors qu'à AGROCAMPUS OUEST elles permettent aux étudiants de travailler ensemble, de mieux se connaître et de créer ainsi une ambiance conviviale. En faisant mon M1 et M2, j'ai pu découvrir le système éducatif français et appréhender la matière de façon différente.
L'accueil en Pays de la Loire a été très positif. Les gens s'intéressent au cursus franco-allemand et sont souvent agréablement surpris par mes bonnes connaissances linguistiques. Tout ceci fait que j'apprécie la région et surtout le centre-ville d'Angers pour son ambiance et son cadre de vie.»

 photo max

Max, diplômé ingénieur en paysage

Diplômé AGROCAMPUS OUEST, Max est un étudiant allemand qui a passé 2 ans à AGROCAMPUS OUEST. Il nous raconte la manière dont il a vécu son parcours.

Max a choisi de venir faire son master à AGROCAMPUS OUEST, établissement partenaire de son école, la « Hochschule Weitenstephan » située près de Münich (Allemagne) via le programme ERASMUS.

Très satisfait de ses 4 semestres passés à AGROCAMPUS OUEST, Max a profité de cette expérience pour appréhender le paysage à travers des approches différentes. L'enseignement reçu propose d'aborder la science dans le paysage de manière académique. La place donnée aux productions graphiques au cours des projets est moins importante que dans son école d'origine et c'est ce qui fait la richesse de de cette expérience. « Changer mes habitudes et voir les choses autrement m'a pris au moins un semestre ! »

« Je pense que les étudiants ERASMUS gagnent à étudier à l'étranger et mon expérience à AGROCAMPUS OUEST le confirme. Tout le monde est vraiment gentil. On peut vraiment toujours compter sur quelqu'un, étudiant ou personnel. Pour la langue, ce n'est pas toujours facile les premiers mois mais progressivement on commence à comprendre et on a le sentiment de découvrir une langue, ce qui est très agréable. »
Ces deux années lui ont permis d'améliorer considérablement son niveau de français. « Quand je suis arrivé, je n'étais même pas capable d'acheter un billet pour le cinéma ! » confie-t-il. Il n'a pas eu de difficultés à se faire de nouveaux amis. Le week-end d'intégration, les soirées organisées par les étudiants et la vie en cité universitaire lui ont permis de faciliter son intégration.