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Ingénieur en horticulture

Spécialiste du végétal, l'ingénieur en horticulture est un expert du domaine de l'horticulture (filière légumière et fruitière, horticulture ornementale) et des semences.

 

Au coeur des problématiques économiques et sociétales actuelles, il est apte à répondre à de grands enjeux : développement durable, qualité et sécurité alimentaire, biodiversité...

 

Cette formation est dispensée sur le campus d'Angers.

Admissions

En formation initiale à temps plein, l'admission se fait en L1 et L2 par concours direct et en L3 par les concours nationaux agro-véto (A, B, C, C2).

En fonction des modalités de recrutement, l'élève-ingénieur intègre un cursus construit sur 3 ou 5 ans.

En recrutement post-bac (L1), AGROCAMPUS OUEST adhère à la procédure nationale Admission post-bac (APB).

En formation initiale par apprentissage, l'admission se fait en L3 par le concours national Apprentissage.

 

L'élève-ingénieur intègre un cursus construit sur 3 ans.

Toutes les modalités d'admission en détail

Cursus

Recrutement concours directs en L1, L2

Cursus en 5 ans

3 ans de formation et 2 ans de spécialité

Objectifs

L1 - l'élève-ingénieur suit une formation pratique : une série de sorties sur le terrain favorise la compréhension des relations entre la plante et son environnement et les jardins d'application de l'école permettent aux étudiants de s'exercer à la conduite de projets pratiques en horticulture et en paysage de la conception à la réalisation.

L3 - l'élève-ingénieur s'approprie les outils et les concepts nécessaires à l'exercice du métier d'ingénieur du végétal avant de choisir sa future spécialité.

L2 - Année axée sur la culture de l'entreprise : ouverture à des enseignements en économie, sociologie, comptabilité et mise en situation pratique (stage « immersion » en entreprise de 3 mois).

M1 et M2 - l'élève-ingénieur acquiert une véritable expertise dans le domaine de l'horticulture (filières légumière et fruitière, horticulture ornementale) et des semences. La spécialité permet aux étudiants de conforter leur culture agronomique, scientifique et économique appliquée à l'horticulture.

Recrutement concours Agro-Véto

Cursus en 3 ans

1 an de formation et 2 ans de spécialité

Objectifs

L3 - les élèves-ingénieurs sont mis en situation pré-professionnelle et se confrontent aux réalités techniques, économiques et sociales du métier d'ingénieur végétal.

M1 et M2 - l'élève-ingénieur acquiert une véritable expertise dans le domaine de l'horticulture (filières légumière et fruitière, horticulture ornementale) et des semences. La spécialité permet aux étudiants de conforter leur culture agronomique, scientifique et économique appliquée à l'horticulture.

Recrutement concours Apprentissage

Apprentissage

3 ans de formation en alternance et rémunérés

Objectifs

50% du temps en entreprise et 50% en école - CDD de 3 ans.

M1 et M2 - 2e et 3e année de spécialité : Opérationnalité, professionnalisation et responsabilisation du métier d'ingénieur en horticulture.

L3 - 1 an de formation scientifique.

Les 6 parcours de spécialisation

Le choix d'une spécialisation en dernière année (M2) permet de cibler des domaines dont les étudiants deviennent des spécialistes.

En cohérence avec les attentes des employeurs et les besoins du secteur, l'enseignement du M2 est organisé autour de 6 spécialisations dont 5 sont proposées par AGROCAMPUS OUEST en propre et 1 est couplée à un master cohabilité avec l'université d'Angers et l'université de Nantes.

Chaque spécialisation comporte un stage de fin d'études (6 mois) qui donne lieu à la soutenance du mémoire d'ingénieur.

01 Génie de l'environnement

01 Génie de l'environnement

Génie de l'environnement

Cette spécialisation forme à l'ingénierie environnementale des espaces ruraux et des ressources naturelles (eau, sol), en particulier lorsque les activités agricoles sont concernées.
L'originalité de cette spécialisation tient à l'intégration des sciences sociales et des sciences appliquées à l'agronomie et à l'environnement, afin d'aborder les questions environnementales dans leur globalité.
• option Préservation et aménagement des milieux - écologie quantitative
• option Agriculture durable et développment territorial
• option Sol, eau, hydrosystèmes

En savoir plus

02 Ingénierie des espaces végétalisés urbains

02 Ingénierie des espaces végétalisés urbains

Ingénierie des espaces végétalisés urbains

Conjointe à AGROCAMPUS OUEST et AgroParisTech, la spécialisation Ingénierie des espaces végétalisés urbains forme des professionnels du végétal aptes à répondre aux problématiques émergeantes de l'aménagement des villes d'aujourd'hui et demain : Comment rendre la ville plus acceptable d’un point de vue environnemental ? Comment rendre l’environnement urbain plus confortable pour l’humain ?

À l'issue de la formation les élèves-ingénieurs ont acquis une très bonne connaissance des écosystèmes urbains et ils sont capables sur un projet d'aménagement :
• d’identifier l’importance du végétal en ville par ses différents services écosystémiques (fonctions, usages) et ses bénéfices,
• d'accompagner la gestion du végétal, destiné à « vivre » en ville, tout au long de son cycle de vie.

La spécialisation s'organise en 3 options :
• Innovations végétales urbaines (IVU)
• Agriculture urbaine (AU)
• Gestion durable des espaces végétalisés urbains (GDEVU).

03 Politiques et marchés de l'agriculture et des ressources

03 Politiques et marchés de l'agriculture et des ressources

Politiques et marchés de l'agriculture et des ressources

Cette spécialisation forme à l'analyse économique des marchés, des comportements des acteurs et des politiques publiques dans les domaines de l'agriculture, la mer, l’environnement et l’alimentation.
Destinée aux étudiants concernés par le développement économique au Nord et au Sud, l'environnement et la gestion durable des ressources naturelles ou encore la gestion des marchés agricoles, physiques et financiers, cette spécialisation inclut la formation aux techniques quantitatives et de modélisation économique et bio-économique ; elle propose une initiation à la réflexion et à l'argumentation éthiques.

04 Protection des plantes et environnement, appliquée à l'horticulture

04 Protection des plantes et environnement, appliquée à l'horticulture

Protection des plantes et environnement, appliquée à l'horticulture

Dans un contexte national et international de réduction des produits phytosanitaires, d'adoption généralisée de la protection intégrée, et de développement de l'agroécologie, la spécialisation d’ingénieur Protection des plantes et environnement appliquée à l'horticulture a pour objectif de fournir des bases scientifiques et méthodologiques et les outils de réflexion nécessaires à :
• l'analyse des problèmes de protection des cultures au sein des agrosystèmes,
• la conception de méthodes de protection innovantes, efficaces et durables,
• la prévision de leurs conséquences aux plans économique, environnemental et sanitaire.

05 Sciences et ingénierie du végétal

05 Sciences et ingénierie du végétal

Sciences et ingénierie du végétal

Cette spécialisation forme des cadres spécialisés en productions végétales, secteur en pleine mutation qui doit relever des défis majeurs dans une perspective d'agriculture durable.
Pour acquérir une solide démarche scientifique et technique s'appuyant sur des connaissances, des outils d'analyse et de réflexion nécessaires :
- à la gestion des ressources génétiques et à la création de matériels végétaux adaptés aux besoins (option Amélioration des plantes)
- à la production de semences de qualité, à leurs conditions d'obtention et de distribution dans un cadre règlementaire et en tenant compte des droits de propriété intellectuelle (option Semences)
- à la mise au point de méthodes de production durables, innovantes et adaptées au contexte socio-économique des exploitations, des filières et des territoires, (option Ingénierie des agrosystèmes).
- au pilotage des des systèmes de production, de la gestion et du maintien de la qualité, des modes de mise en marché très diversifiés tout en sachant innover et faire évoluer les systèmes horticoles (fruits, légumes, plantes d’ornement), depuis la production (amont) jusqu’à la commercialisation (aval) (option Ingénierie des productions et des produits de l’horticulture)

06 Qualité des productions spécialisées

06 Qualité des productions spécialisées

Qualité des productions spécialisées

(Parcours QPS • Master mention Biologie végétale co-accrédité par AGROCAMPUS OUEST, l’université d'Angers et l'université de Nantes)

Dans un contexte environnemental de plus en plus contraignant, ce parcours de master vise à former des étudiants capables de répondre à l’un des enjeux actuels de l’agriculture qui est de fournir des produits de haute qualité tout en maintenant des rendements élevés et des prix compétitifs.

Tout en apportant de solides connaissances sur les règlementations liées aux productions végétales, il développe les compétences nécessaires pour :
• analyser et de maîtriser la qualité des productions végétales,
• appréhender les contraintes des filières de production et de commercialisation ainsi que les attentes des consommateurs,
• construire des outils d’aide à la décision.

Portraits d'étudiants

 Nicolas

Nicolas, l'esprit d'entreprise version canadienne

Ingénieur en horticulture diplômé en 2008, Nicolas est passionné par la végétalisation des bâtiments. A 28 ans, il est à la tête de deux entreprises innovantes dans la production et la vente de cadres végétaux au Canada.


Urban Foliage et ByNature, 2 marques/2 clientèles   
Ambitieux, dynamique et instinctif, Nicolas a toujours eu envie de créer son entreprise. Un an après son stage de fin d’études dans un institut de recherche à Vancouver (British Columbia Institute of Technology), il participe à un programme de création d’entreprises sponsorisé par le gouvernement canadien qui lui donne les clés pour créer son entreprise.
Soucieux d’investir le marché des murs végétaux dans une Amérique du Nord qui n’est pas encore familiarisée aux pratiques de jardinerie d’intérieur, Nicolas profite de son expérience et de son savoir-faire français pour proposer un concept de cadres végétaux d’intérieur. Il crée dans un premier temps Urban Foliage, entreprise spécialisée dans la vente de cadres végétalisés « haut de gamme » à destination des professionnels (architectes, designers, paysagistes d’intérieur…). Puis, 1 an plus tard, il crée l’entreprise ByNature pour fournir aux Canadiens des cadres végétalisés « meilleur marché ». By Nature fait le lien entre des designers de produits d’intérieurs innovants des quatre coins du monde et le marché des plantes canadien. En moins d’un an, cette petite structure prometteuse de 3 personnes (deux associés et une commerciale) fournit un réseau de 90 distributeurs (magasins d’art, jardineries, design d’intérieur), répartis sur l’ensemble du Canada.

Le Canada : un marché à saisir
Bénéficiant des facilités que propose un jeune pays (Vancouver vient de fêter ses 125 ans) en matière de création d’entreprise (pas de charges, 13% d’impôt sur les bénéfices), Nicolas envisage l’avenir avec optimisme : « Aujourd’hui l’objectif est d’étendre le réseau de distributeurs des produits de By Nature et de palier aux difficultés de transport des plantes d’un bout à l’autre du pays. » En effet, dans un pays 20 fois plus grand que la France, le transport des plantes reste problématique en particulier en raison des températures extrêmes : « pour traverser les Rocheuses, nous devons utiliser des camions capables de supporter des températures atteignant les moins 40 degrés ». Les 2 associés envisagent aujourd’hui l’ouverture d’un 2e bureau sur la côte Est du Canada.

« Saisir les opportunités »
Au-delà de la richesse qu’apporte une expérience à l’étranger sur le plan culturel et linguistique, s’exporter c’est aussi mettre à profit ses compétences au service d’un marché du travail différent, en particulier au Canada où les salaires sont particulièrement attractifs et où l’esprit d’entreprise est valorisé. Nicolas est convaincu de la nécessité de s’ouvrir sur l’étranger et d’oser croire en ses projets. Diplômé d’un Master en physiologie végétale de l’Université de Poitiers et d’un diplôme d’ingénieur en horticulture d’AGROCAMPUS OUEST, Nicolas a refusé 25 propositions d’emploi à la fin de son stage de fin d’études. La qualité de la formation pluridisciplinaire dispensée à AGROCAMPUS OUEST a concouru à l’élaboration de son projet.  Doté d’une expertise très recherchée, Nicolas est aujourd’hui devenu une référence dans le domaine des murs végétaux en Amérique du Nord.

 portrait-arnaud

Arnaud, responsable Process

Ingénieur en horticulture spécialisé en santé du végétal et diplômé en 2004, Arnaud est actuellement responsable de la cellule Process des Pépinières Minier, spécialiste de la production d'arbres, d'arbustes et de conifères d'ornement implanté en Anjou depuis 1838.

Zoom sur son parcours


Son diplôme en poche, Arnaud est mis sur la piste d’un poste au sein de la première entreprise horticole française par l'un de ses enseignants : les Pépinières Minier cherchent à recruter un technicien phytosanitaire. Il décroche le job et commence à travailler sur la protection des plantes sur un, puis plusieurs secteurs. Puis il se voit confier la  structuration du service recherche et développement. Cette fonction de coordination et d’interface entre le monde de la recherche et les logiques de l’entreprise lui permet d’être associé à des projets collaboratifs d’envergure comme le consortium BRIO,  qui porte un projet de R&D dédié à optimisation de la création variétale en horticulture ornementale.

Quatre ans et demi après son arrivée aux Pépinières Minier, il prend la responsabilité de la cellule Process, qui gère tout ce qui est lié aux intrants techniques (physosanitaires, engrais, support de culture) : suivi des végétaux, sécurité et protection des végétaux, relations fournisseurs, projet d’amélioration… Un poste qui nécessite une parfaite connaissance du fonctionnement de la plante mais également la capacité à poser un diagnostic pour s’adapter aux évolutions de l’environnement et de l’entreprise.

Pour Arnaud, la formation qu’il a suivie à AGROCAMPUS OUEST est vraiment adaptée au poste qu’il occupe aujourd’hui : « les enseignements de l’année de spécialité, mes stages, les projets de groupe m’ont vraiment bien préparé à ce que je retrouve au quotidien sur le terrain : la gestion des intrants, l’économie, la fertilisation, l’agronomie… ».

Le secteur de l’horticulture est aujourd’hui très concurrentiel, ce qui nécessite une recherche constante d’innovation, aussi bien en ce qui concerne le marketing que la protection des plantes. Pour dynamiser la production, ce secteur est à la recherche d’ingénieurs en horticulture, ces scientifiques ayant avant tout la passion du végétal.

Portrait-Emilie

Emilie, chercheuse sélectionneuse

Depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur en horticulture en 2002, Emilie travaille chez Enza Zaden, une des entreprises leader de semences potagères au niveau international. Portrait d’une chercheure pleine d’idées et d’ambition.

Quand Emilie commence à travailler chez Enza Zaden en tant qu’assistante de sélection potagère suite à son stage de fin d’études, elle est loin de penser que 10 ans plus tard elle ferait l’interface entre la recherche fondamentale et la sélection au poste de chercheuse en pre-breeding. La fonction de pre-breeding (recherche appliquée à la sélection :  identification de caractères/gènes dans des ressources génétiques diverses et transfert dans des produits intermédiaires utilisables en sélection) qui prend de l’ampleur en 2006 dans le secteur des semences est aujourd’hui indispensable à toutes entreprises en quête de ces têtes chercheuses capables de combiner expertise scientifique et créativité dans le processus de sélection.

Créativité, innovation, persévérance et patience sont les maîtres mots pour y parvenir. A titre d’exemple, il faut 8 années pour créer une variété de laitue, « il est donc nécessaire d’avoir en tête l’aspect filière et innovation afin d’anticiper les tendances dans les années à venir ». Travaillant plus spécifiquement sur le radis, la laitue et la tomate, Emilie contribue à sélectionner, produire et distribuer des variétés de qualité répondant aux besoins du marché et aux attentes des consommateurs.

Une double-compétence utile

C’est en IUP en agroalimentaire, au cours duquel elle a notamment étudié la transformation des aliments, qu’Emilie développe un intérêt pour le végétal. La question de la sélection végétale (recherche génétique, champs, laboratoires) l’intéresse particulièrement pour suivre l’évolution d’un produit. Elle choisit alors d’intégrer en Master1 AGROCAMPUS OUEST et de se spécialiser en horticulture, option « production, marché et qualité », afin d’avoir une vision globale du marché − de la production à la commercialisation. Sa formation à AGROCAMPUS OUEST, constituée d’enseignements, d’études de cas et de mises en pratique dans le cadre de stages ou de conduite de projets, lui a apporté « une véritable ouverture d’esprit », des outils et une méthode de travail irréprochable « pour savoir où et comment trouver des réponses aux problématiques quotidiennes ».

Pour Emilie, la première expérience professionnelle est importante. « Je crois beaucoup aux stages et aux projets en lien avec des professionnels » ; il ne faut pas hésiter à se lancer dans des expériences « même si elles ne correspondent pas au premier abord à l’idéal de métier, de carrière dont on a rêvé ».

Après 10 ans de vie professionnelle, Emilie souhaiterait évoluer vers des projets de recherche appliqués à la sélection pour développer des tests et des outils utilisables en sélection et participer ou initier des projets en lien avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ou dans le cadre de pôles de compétitivité comme Végépolys ; tant au niveau local qu’international.

 Manuel

Manuel Rucar, chef d'entreprise à 25 ans

Chlorosphère, cabinet de tendances

Diplômé ingénieur en horticulture en 2009, Manuel Rucar a créé à seulement 25 ans, le premier cabinet de tendances dans l'univers du végétal, du jardin et du paysage: Chlorosphère. Son idée ? Identifier et analyser les tendances du végétal de ces filières (fleurs, plantes, arbustes, jardin, pots, packaging, décoration, outils, mobilier, paysage...), afin d’avoir une vision anticipée du marché et d’appréhender les attentes des consommateurs. Il élabore une méthodologie scientifique et marketing d’analyse à l’image de celles utilisées par les grands noms de la mode et de l’automobile. Au travers de guides pratiques, de conférences, de formations et de conseils, Chlorosphère diffuse les évolutions de la consommation pour permettre à ses clients d'anticiper les commercialisations.

Passionné et ambitieux, Manuel Rucar n’a pas attendu d'être diplômé pour se lancer. Au cours de projets professionnalisants et de visites d’entreprises, Manuel se conforte peu à peu dans l’idée qu’analyser les tendances du végétal et de l’univers du jardin représente une plus-value inédite et fonctionnelle pour les professionnels de la filière.

Des soutiens indispensables

Manuel Rucar obtient le soutien d’Angers technopole en remportant le prix spécial du concours «  Appel à idées innovantes  » en 2009. Ce soutien lui permet de faire la rencontre d’Hervé Christophol, un professeur de l’Istia (Institut des Sciences et techniques de l’ingénieur d’Angers) et de Virginie Massin Le Goff, une coach en marketing de l’innovation qui vont l’aider à mettre en place les prémices de la méthode et élaborer un business plan. Tous les 3 associent leurs compétences en statistiques, en marketing et en ingénierie de la filière végétale pour créer en 2010 Chlorosphère. L’entreprise obtient l’aide financière de la Ville d’Angers, d'Angers Loire Métropole, d’Angers Loire développement, de la Région, du Ministère de la jeunesse et des sports et récolte 15 000 euros pour débuter.

"Avoir confiance en son potentiel"


Si Manuel Rucar a toujours eu envie de créer son entreprise, il a pris beaucoup de temps pour évaluer la méthode, préparer un business plan et obtenir la confiance de partenaires en mesure de soutenir le projet. «  En sortant de l’école, on a toutes les clés en main pour se lancer, il ne manque plus qu'un grain de folie et une dose de courage ! La création d'entreprise est accessible ! » explique Manuel Rucar. « Pour réussir, il faut jouer sur plusieurs fronts, développer un sens commercial, savoir se vendre » ce qui n'est pas évident surtout qu’à l’origine « j’étais plutôt quelqu’un de discret et réservé ! ».

Après 2 ans d'activité, Chlorosphère compte aujourd'hui 5 collaborateurs et continue de se développer avec l'appui de stagiaires et jeunes talents.

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Guilhem, passionné d'horticulture

En dernière année (M2) d'école, Guilhem a bien trouvé sa voie puisque tout le passionne à AGROCAMPUS OUEST, aussi bien les cours que la vie étudiante !

« A la sortie de mon Bac S je ne savais pas ce que je voulais faire, je ne connaissais pas l'école. J'aimais bien la biologie, je me suis donc orienté vers une prépa BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) à Paris pour mûrir mon projet professionnel. C'est pendant cette année que j'ai découvert la formation en horticulture proposée par AGROCAMPUS OUEST qu'on peut intégrer directement après le bac. J'ai tout de suite su que je voulais travailler dans le végétal. Les admissions post bac se faisaient sur dossier et sur concours écrit et oral. J'ai donc été pris en première année à AGROCAMPUS OUEST. Pour autant, je ne regrette pas ma prépa : en sortant de Terminale, je n'avais sans doute pas la maturité nécessaire pour faire mon choix.

Contrairement aux autres écoles d’agronomie, les élèves choisissent majoritairement AGROCAMPUS OUEST par passion pour le végétal et non pas par rapport à leur classement. Ce que j’aime aussi c'est la pluridisciplinarité. On est très polyvalent car la formation comprend des cours poussés en sciences du végétal qui sont complétés par des cours de management, communication, marketing, … En plus, l'école a une réelle ouverture à l'international : on nous impose des stages à l'étranger. En première année, je suis donc parti en Angleterre chez un pépiniériste qui fournit les paysagistes de Londres, c'est en partie ce stage qui m'a donné une idée de projet professionnel : je veux travailler en pépinière ornementale ! Idéalement ce serait en recherche et développement sur la création et la sélection variétale ou l'amélioration des techniques de production. Les problématiques d'environnement et de développement durable m'intéressent, c'est pourquoi je veux chercher la solution pour optimiser l'apport en eau et en produits phytosanitaires des arbres et arbustes de pépinière.

Pour moi, gérer une association fait vraiment partie de la formation. J'étais président du BDE en première année, cela m'a permis de découvrir toute la richesse de la vie étudiante et m'a donné envie de m'investir vraiment dans la vie même de l'école. Cela fait donc trois ans que je suis membre du conseil d'administration, en tant qu'élu étudiant, pour défendre les opinions des étudiants sur l'enseignement et la formation. Je me suis particulièrement occupé de l'organisation des assemblées étudiantes pour leur donner la chance de s'exprimer. J'ai continué sur ma lancée et j'ai été élu au CNESERAAV (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Agricole Agroalimentaire et Vétérinaire), ce qui me permet de rencontrer des élus d'autres écoles et d'avoir une vision plus globale de la recherche et de l'enseignement.
Je suis aussi responsable du pôle agro du BNEI (Bureau National des Elèves Ingénieurs) : je m'occupe de la relation avec les élus des différentes écoles agro et véto pour échanger sur les expériences associatives et former les élus.
Enfin je suis président de l'association Culture Horti depuis deux ans, pour promouvoir l'horticulture au sein de l'école et auprès des entreprises afin de renforcer les liens entre les étudiants et les professionnels. Le but est aussi d’encourager les étudiants à choisir la filière horticulture en fin de 3e année post bac. »

D'après des propos recueillis par la Délégation à l'information et à communication du Ministère en charge de l'agriculture.

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Yves-Marie, étudiant en M1

Yves-Marie, élève-ingénieur en horticulture, raconte son expérience à AGROCAMPUS OUEST. Il nous livre la façon dont il vit son cursus et ses stages à l'étranger ; autant d'expériences qui le prépare à l'entrée dans le monde du travail.
 
Depuis toujours attiré par la biologie et le végétal, je souhaitais dès le baccalauréat m'orienter dans cette voie. Lors d'un forum organisé dans mon lycée, j'ai découvert cette école qui conciliait l'approche concrète et appliquée d'une formation d'ingénieur à la thématique agronomique qui me passionnait. Après 2 ans de classe préparatoire BCPST au lycée Clemenceau de Nantes, j'ai intégré AGROCAMPUS OUEST via les concours agro-véto.

Je sais aujourd'hui que mon choix était le bon !
Je retiens notamment les bénéfices de l'expérience "Initiation Démarche Projet (IDP)", une activité originale qui est proposée en M1 et apprend à travailler en équipe, à mener un projet en autonomie et en lien avec des commanditaires professionnels bien réels.
Je suis également très satisfait de la spécialité que j'ai choisi (HORVAL pour Horticulture Ornementale et Valorisation), car elle propose des projets centrés sur les métiers auxquels on se destine, des voyages et des rencontres avec des professionnels qui préparent vraiment à une entrée dans le monde du travail.

Au cours de ma formation, j'ai également eu la possibilité de partir 6 mois à l'étranger. Motivé par la recherche de nouveauté, j'ai choisi de partir en ERASMUS à l'Université des sciences de la vie de Prague. L'Institut des régions tropicales et subtropicales de Prague répondait à mes attentes : outre des cours de marketing, il proposait des cours sur la production de fruits tropicaux, sur des cultures spéciales (aromatiques, stimulantes, épices, médicinales, métabolites secondaires en général). Cette année m’a aussi permis d’appréhender l'utilisation d'énergies renouvelables en horticulture et le développement de projets horticoles dans les pays en voie de développement. J’ai également beaucoup appris sur les organisations internationales gouvernementales, non gouvernementales et les normes imposées par l'Union Européenne. Ce semestre a été une grande satisfaction. J'ai pu découvrir un autre système universitaire, une autre façon de fonctionner. Sur le plan personnel, j'ai multiplié mes contacts à travers l'Europe, tout en découvrant un pays et sa culture.

Ce semestre d'études et des stages en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont confirmé mon envie d'entreprendre un début de carrière à l'étranger. J'ai beaucoup appris sur moi, sur la nécessité d'être force de proposition en situation professionnelle. Ces mises en situation donnent un aperçu concret de la réalité du monde du travail : rôle des différents acteurs, gestion des problèmes au quotidien… Même s'il est parfois difficile de prendre vraiment sa place dans une structure en tant que stagiaire, j'ai apprécié cette mise en situation où la prise d'initiatives est valorisée.

Recherche & Innovation

À AGROCAMPUS OUEST, l'interaction naturelle entre la recherche et l'enseignement constitue un atout majeur pour les étudiants :
• les enseignants, tous enseignants-chercheurs, entretiennent des collaborations avec les meilleures équipes à l'échelle européenne et internationale
• la formation est fortement adossée à l'ensemble des dispositifs de recherche et unités labellisées auxquels participe AGROCAMPUS OUEST : les avancées de la recherche nourrissent les processus d'innovation et irriguent les enseignements
• les stages en laboratoire de recherche, en France ou à l'étranger, font partie intégrante du cursus
• l'établissement dispose d’outils d'innovation et de transfert technologique, de plateformes expérimentales et d'un domaine pédagogique et expérimental de 12ha.

Se professionnaliser

Le professionnalisme s'acquiert au contact des professionnels. Afin de préparer au mieux l'intégration professionnelle de ses élèves-ingénieurs en veillant à répondre aux attentes des employeurs, AGROCAMPUS OUEST accompagne ses étudiants tout au long de leur cursus dans leur projet personnel et professionnel.

 


Des stages

Pouvant aller jusqu'à une période de 18 mois, les stages se déroulent en France ou à l'étranger aussi bien dans des entreprises de production ou de service, que dans des organismes de recherche et des bureaux d’études.

Des projets

Les étudiants élaborent plusieurs projets, notamment dans le cadre du module "Initiation à la démarche projet" où ils répondent à des commandes spécifiques de professionnels. Ces projets garantissent l'apprentissage méthodologique de la conduite de projet et apprennent aux étudiants le travail de groupe. Au programme : études de cas, de marché, de lancement, maquette, approches techniques ou aide au positionnement de l'entreprise…

Végéprojet

Job services, Végéprojet initie les étudiants aux réalités du terrain. En offrant ses services aux professionnels du domaine de l'horticulture et du paysage, elle embauche chaque année depuis 20 ans, entre 20 et 30 étudiants.

Ainsi, la mise en situation professionnelle, l'intervention de professionnels, la visite d'entreprise et les voyages d'études sont autant d'accélérateurs de la professionnalisation des étudiants.

 

International

Parce que les défis posés à l'horticulture sont mondiaux et que les collaborations sources d'innovation dépassent les frontières, AGROCAMPUS OUEST exige de ses étudiants de devenir des ingénieurs du monde.
-    100% des élèves-ingénieurs effectuent au moins un stage (2 mois minimum) ou un semestre d'étude à l'étranger
-    l'étude de 2 langues vivantes (Anglais obligatoire)
AGROCAMPUS OUEST accueille chaque année 8% d'étudiants issus du monde entier.

Julia, étudiante allemande

Julia

Julia

Julia, étudiante allemande

« AGROCAMPUS OUEST est une école partenaire de mon école, la FH Weihenstephan en Allemagne. Comme je souhaitais partir en France, l'occasion était idéale ! En plus, la perspective d'obtenir un double-diplôme franco-allemand me paraissait très intéressante pour mon parcours professionnel.
Dans mon cursus en Allemagne, nous étions une très grande promotion, les activités avec tous les autres étudiants étaient plutôt rares alors qu'à AGROCAMPUS OUEST elles permettent aux étudiants de travailler ensemble, de mieux se connaître et de créer ainsi une ambiance conviviale. En faisant mon M1 et M2, j'ai pu découvrir le système éducatif français et appréhender la matière de façon différente.
L'accueil en Pays de la Loire a été très positif. Les gens s'intéressent au cursus franco-allemand et sont souvent agréablement surpris par mes bonnes connaissances linguistiques. Tout ceci fait que j'apprécie la région et surtout le centre-ville d'Angers pour son ambiance et son cadre de vie.»

Débouchés

Fonctions exercées par les ingénieurs en horticulture Reconnus et appréciés pour leur polyvalence et leur aptitude à l'innovation, les ingénieurs en horticulture d'AGROCAMPUS OUEST sont appelés à occuper des fonctions de direction ou d'interface dans les filières de l'horticulture fruitière, légumière et ornementale, les secteurs des semences, de la protection des plantes, de l'agrofourniture et des services.
Aptes à entreprendre, créer, innover, ils exercent leurs compétences, en France ou à l'international dans :
- les entreprises (production, approvisionnement, qualité, éco-environnement, commercialisation, distribution)
- les organisations professionnelles (conseil, expérimentation, animation…)
- la recherche et l'enseignement.
Au coeur des problématiques économiques et sociétales actuelles, les ingénieurs en horticulture d'AGROCAMPUS OUEST contribuent à répondre aux attentes du monde socio-économique.

Profil du jeune diplômé

45%

des élèves-ingénieurs signent un contrat d'embauche avant même l'obtention de leur diplôme

95%

des jeunes diplômés sont en activité dans les 6 mois suivant l'obtention de leur diplôme

10%

des jeunes diplômés sont en poste à l'étranger

1,9 mois

Durée moyenne de recherche du 1er emploi

27k€

salaire moyen d'embauche brut annuel ; 32k€ après 5 ans d'expérience (France et étranger)

Coût de la formation

1681 € par an (frais de scolarité 2017-2018).

Possibilité de bénéficier de bourses sur critères sociaux (exonération des droits d'inscription et de contribution de vie étudiante et de campus).